Coup de cœur

Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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Serko

Texte et photos © Jean-Louis Gouraud Tous droits réservés

Rendez-vous le 29 mars, date de sortie du film en salle !

Serko, livres et DVD

Sortie DVD le 15 novembre 2006

DVD: Serko, Une chevauchée magnifique à travers la Russie

Serko, Une chevauchée magnifique à travers la Russie, le parcours extraordinaire d'un jeune Russe et de son cheval Serko. Un exploit, une épopée, une histoire d'amour. Avec Jacques Gamblin.

Livre: Serko, album jeunesse dès 6 ans

Serko, album jeunesse dès 6 ans (relié) par Maggie Paley, Joël Farges et Jean-Louis Gouraud

Livre: Serko, beau livre relié

Serko, beau livre (relié) par Maggie Paley, Joël Farges et Jean-Louis Gouraud.

Le livre se compose en 20 parties : le récit de voyage, écrit à la première personne par Joël Farges et accompagné des superbes photos en couleur de Matthieu Paley réalisées lors du tournage ; ainsi que des pages plus documentaires sur divers points d’histoire de la Russie à la fin du XIXe siècle, de civilisation, les paysages typiques... comportant des textes passionnants de Jean-Louis Gouraud et des photographies et documents anciens.

Livre: Serko, réédition du vrai faux roman de Jean-Louis Gouraud Présentation

Serko, roman par Jean-Louis Gouraud, suivi de Riboy, qui inspira à Bartabas son film Chamane, et Ganesh, dont l’adaptation en série TV est en cours d’écriture.

La tombe de Serko

Pierr tombale de Serko

Fragments de la pierre tombale de Serko retrouvés en 1998 lors des fouilles au cimetière équin de Tsarskoye Selo.

Serko, le raid à cheval de Pechkov

Un film de Joël Farges d'après le roman de Jean-Louis Gouraud

Serko et Pechkov, gravure du prince Ouroussov
Serko et Pechkov
Gravure parue dans Kniga o Lochadi du prince Ouroussov, tome 1, page 163 (Saint Pétersbourg, 1902)

À l’origine, c’est une histoire vraie. Une prouesse équestre inouïe. Le raid le plus extraordinaire, sans doute, de tous les temps : près de neuf mille kilomètres en moins de deux cents jours, sans changer de monture. C’est-à-dire (si l’on tient compte d’un arrêt forcé de deux semaines, pour cause de maladie) près de soixante kilomètres par jour, six mois d’affilée : qui dit mieux ?

Les auteurs de cet exploit s’appellent Serko (le cheval) et Pechkov (le cavalier). Il a eu pour cadre les immensités russes, à la fin du XIXe siècle.

En ces temps-là, aux confins asiatiques de l’empire, des villages cosaques (on les appelle des stanitza), établis tout au long du fleuve Amour, assurent vaille que vaille la sécurité des frontières : de l’autre côté du fleuve, c’est la Chine. Précisément, la Mandchourie. Dans une de ces bourgades, Blagovestchensk (ce que l’on peut traduire par la Bonne Nouvelle, dans le sens religieux du terme), un cosaque d’une trentaine d’années s’ennuie peut-être un peu. Là-bas, les distractions sont plutôt rares pour un célibataire. Son meilleur copain, c’est son cheval.

Un petit cheval local, qu’il a acheté, en 1885, pour un prix très raisonnable (150 roubles) à un collègue d’une stanitza voisine, Constantinovskaya. Chanfrein busqué, encolure courte et épaisse, ganaches lourdes, il est typique des chevaux de la région, mais n’appartient pas à une race bien établie. On dit simplement qu’il est d’origine mandchoue comme à peu près tous les chevaux nés et élevés des deux côtés du fleuve Amour, qu’on appelle d’ailleurs aussi parfois des amourskis.

Il ne paye pas de mine, mais c’est un sacré petit cheval, bon porteur, à la fois endurant et résistant. Il n’a pas vraiment de nom. Comme un peu partout en Sibérie et en Asie centrale, on désigne les chevaux simplement par une particularité physique. Celui-ci n’en a aucune, si ce n’est d’être gris. En russe, cette couleur se dit sery. Pechkov, affectueusement, l’affuble de diminutifs : tantôt serok, tantôt serko.

Va pour Serko.

Serko et Pechkov par Alexeï Gloukarov
Serko et Pechkov
Toile 60x80 cm réalisée en 1993 par Alexeï Gloukarov pour illustrer la couverture du roman de Jean-Louis Gouraud.

Un beau matin, Pechkov (prénom et patronyme : Dimitri Nicolaïevitch ; grade : sotnik, c’est-à-dire quelque chose comme chef d’escadron) est pris d’une furieuse envie de bouger. À moins que ce ne soit le résultat d’un pari (stupide), ou le désir de battre un record – ou tout cela à la fois…

Le 7 novembre 1889, vers midi, monté sur Serko, il quitte Blagovestchensk, avec la ferme intention de gagner Saint-Pétersbourg, la capitale de l’empire, située quelques milliers de verstes plus loin (une verste équivaut, à peu de chose près, à un kilomètre). Personne ne croit qu’ils y arriveront. Ils y arrivent pourtant, et en un temps record. Le 19 mai 1890, en effet, ils pénètrent – tous deux en pleine forme – dans la ville des tsars, après avoir traversé l’empire de part en part, d’Asie en Europe, franchissant les steppes et les forêts, les fleuves et les montagnes.

Bien que tout à fait extraordinaire — et même (presque) incroyable —, cette histoire, pourtant vraie, est peu connue des Russes eux-mêmes. C’est en farfouillant dans une collection de vieilles revues de 1890 que j’en ai eu pour la première fois connaissance — peu de temps avant de me lancer moi aussi dans une aventure équestre, infiniment plus modeste, certes, que celle de Pechkov, mais qui me permit d’apprécier d’autant mieux sa prouesse, de mesurer d’autant mieux la prodigieuse vitalité de Serko.

J’étais parti de Paris, avec mes deux trotteurs, Prince-de-la-Meuse et Robin, que je montais en alternance, un jour l’un, un jour l’autre ( à la turkmène ), le 1er mai 1990. Et nous étions arrivés tous trois à Moscou, pétant la forme, soixante-quinze jours plus tard, le 14 juillet — après avoir couvert 3 333 kilomètres. Un gros tiers de ce qu’avait réussi Pechkov un siècle auparavant — lui avec un seul cheval, moi avec mes deux grands biquets.

Jean-Louis Gouraud sur la Place Rouge le 14 juillet 1990
Jean-Louis Gouraud arrivant sur la Place Rouge à Moscou le 14 juillet 1990, monté sur Prince de la Meuse et tenant Robin en main.

Lorsque je mis pied à terre, sur la Place Rouge, et qu’on me couvrit de compliments, je fis remarquer à mes amis russes que ce que je venais de réaliser n’était qu’une petite promenade comparée à l’épopée de Pechkov et Serko.

Quelle épopée ? Pechkov et qui ? Ils n’en avaient jamais entendu parler ! C’est ce qui me détermina à vouloir la raconter, quitte à l’enjoliver un peu.

Le résultat, ce fut un petit bouquin de 200 pages, intitulé Serko, que je qualifiai de vrai-faux roman, tant la réalité et la fiction, en effet, y étaient entremêlées.

Ma chose fut publiée une fois en Suisse, en 1996, puis rééditée, en 1997, par les éditions Favre, puis par France-Loisirs. Puis, traduite en russe et publiée à Moscou, deux ans plus tard, aux éditions Terra. Aujourd’hui épuisé, le vrai-faux roman sera réédité prochainement, dans une version enrichie, aux éditions du Rocher (collection cheval-chevaux). Il sera disponible en librairie au moment même où le film, portant le même titre, sortira sur les meilleurs écrans de France et de Navarre.

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