Coup de cœur

Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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Serko

Texte et photos © Jean-Louis Gouraud Tous droits réservés

Rendez-vous le 29 mars, date de sortie du film en salle !

Serko, livres et DVD

Sortie DVD le 15 novembre 2006

DVD: Serko, Une chevauchée magnifique à travers la Russie

Serko, Une chevauchée magnifique à travers la Russie, le parcours extraordinaire d'un jeune Russe et de son cheval Serko. Un exploit, une épopée, une histoire d'amour. Avec Jacques Gamblin.

Livre: Serko, album jeunesse dès 6 ans

Serko, album jeunesse dès 6 ans (relié) par Maggie Paley, Joël Farges et Jean-Louis Gouraud

Livre: Serko, beau livre relié

Serko, beau livre (relié) par Maggie Paley, Joël Farges et Jean-Louis Gouraud.

Le livre se compose en 20 parties : le récit de voyage, écrit à la première personne par Joël Farges et accompagné des superbes photos en couleur de Matthieu Paley réalisées lors du tournage ; ainsi que des pages plus documentaires sur divers points d’histoire de la Russie à la fin du XIXe siècle, de civilisation, les paysages typiques... comportant des textes passionnants de Jean-Louis Gouraud et des photographies et documents anciens.

Livre: Serko, réédition du vrai faux roman de Jean-Louis Gouraud Présentation

Serko, roman par Jean-Louis Gouraud, suivi de Riboy, qui inspira à Bartabas son film Chamane, et Ganesh, dont l’adaptation en série TV est en cours d’écriture.

Les chevaux préférés

Kasper, centre équestre de Ismaölovo

Kasper, hongre de 13 ans, mon préféré appartenant au centre équestre de Ismaïlovo proposé pour 4 ou 5000 dollars minimum…

Altaïr, hongre de 12 ans, propriété de Irina, une fumeuse qui le laisserait pour 1600 dollars. Altaïr conviendrait aussi bien que Kasper (ou presque) bien qu'il soit plus étroit du devant.

Neuf sosies de Serko ou le casting des chevaux

Un film de Joël Farges d'après le roman de Jean-Louis Gouraud

Serko dans l'étude éditée par la maison rustique en 1894
Serko 14 ans 1m37
Cheval hongre de la race des chevaux élevés par les cosaques de l'Amour (d'origine Mandchoue)
Serko dans l'étude de L. de Simonoff et de J. de Moerder sur les chevaux russes éditée par La Maison Rustique en 1894

À moi le casting des chevaux ! C’est un double challenge.

Primo, parce que la race, le type, la variété à laquelle appartenait le vrai Serko — chevaux de l’Amour, d’origine mandchoue — n’existe plus. J’ai pu le constater, de mes propres yeux, lorsqu’en 1986 j’ai visité les principaux haras du Heilongjiang, nouvelle appellation donnée par les Chinois à la Mandchourie : les races locales, ici comme dans l’ex-Union Soviétique, ont été — améliorées — par des zootechniciens apprenti-sorciers qui ont réussi à leur donner, certes, plus de taille et plus de masse, mais au détriment, hélas de leurs prodigieuses endurance et résistance. Inutile, donc, d’aller chercher notre Serko dans ces lointaines contrées : on n’y trouve plus que de braves chevaux semi-lourds, tout juste bons à tirer une charrue et à faire… du saucisson.

Secundo, parce que dans un film comme celui-là, où les distances entre les différents sites de prises de vue sont de plusieurs centaines, parfois plusieurs milliers de kilomètres, on ne peut se contenter d’un seul cheval, qu’on trimbalerait (comment ?) d’un point à un autre, selon les besoins du tournage. Il faut pouvoir disposer d’un cheval, ou, mieux encore de deux, voire trois chevaux, à proximité de chaque plateau : un cheval pour jouer le rôle, et une ou deux doublures en cas d’indisposition du premier.

Le casting des chevaux en photos

Photos et commentaires de jean-Louis Gouraud sauf mention dans la légende

  • Premier voyage à Moscou et Voronej, octobre 2004. Kasper, hongre de 13 ans appartenant au Centre équestre de Ismaïlovo (environ 1m57) proposé à 4 ou 5000 dollars minimum est mon préféré.
  • À Voronej, Mitra avec Catherine Dussart comme “étalon” de référence.
  • Propriété du Haras de Khrenovoye, deux juments proposées à 3000 dollars chacune. À gauche, Mitra, 9 ans 1m58. À droite, Popoulatzia, 7 ans (fesses pommelées). Mitra a le poitrail plus ouvert que Popoulatzia au visage très doux.
  • À Moscou, l'illustre Barsik, entier de 20ans moins de 1,50m est à louer éventuellement.
  • À Moscou, Orlik, hongre de 8 ans 1m50, propriété de Sergueï est à louer éventuellement.
  • Pour mémoire enfin, cette juments sans nom et sans âge, propriété de la directrice de la réserve olympique de Filino est tenue par Mikhaïl Krioukov, marchand de chevaux – 1m54, état médiocre.
  • Deuxième voyage à Moscou et Irkoutsk de octobre à novembre 2004. À Troïtskoye Zéphir, hongre de 9 ans. Ce cheval de selle et d'attelage (timonier de troïka) ne mesurant paraît-il que 1m57, ce sympathique cheval m'est apparu comme une sorte de super-Serko, un Serko XXL. Mais ce gigantisme n'est peut-être qu'une illusion ! Le jeune couple propriétaire apparemment dynamique en demande 2000 dollars.
  • On nous propose aussi les deux juments de volée. L'une des deux pourrait éventuellement convenir. Elle s'appelle Maïka 1m55, 14 ans. Elle est montée ou attelée mais ne saute pas.
  • À Bitsa (Complexe olympique) Promethée, un sympathique hongre de bientôt 12 ans 1m60 nous est présenté comme un croisement orlov-trakener et proposé au prix très raisonnable de 1800 dollars. Bien membré, légèrement oreillard au repos, il peut convenir.
  • À Bitsa (Complexe olympique) Fée, charmante petite jument adorée des enfants qui l'utilisent, 13 ans, présentée comme un croisement orlov-hongrois est proposée au prix de 2000 dollars. Jolie tête et le poitrail bien ouvert, elle conviendrait.
Premier voyage à Moscou et Voronej, octobre 2004. Kasper, hongre de 13 ans appartenant au Centre équestre de Ismaïlovo (environ 1m57) proposé à 4 ou 5000 dollars minimum est mon préféré
  • À Krasnogorsk, Altaïr mon préféré, hongre de 12 ans, propriété de Irina, une fumeuse qui le laisserait pour 1600 dollars. Altaïr conviendrait aussi bien que Kasper (ou presque) bien qu'il soit plus étroit du devant. Bon état, queue abondante, crinière un peu pauvre… 3 sabots clair, il serait bon sauteur.
  • À 50 km de Moscou, sur la route de Tula, le centre équestre Nievtianik ("pétrolier") on nous propose deux hongres de même taille assez ressemblant. Tarzan 11 ansdont le prix reste à déterminer. Photo de Nicolas Bordovskikh.<
  • À 50 km de Moscou, sur la route de Tula, le centre équestre Nievtianik ("pétrolier") on nous propose deux hongres de même taille assez ressemblant. Silhouette, 10 ans est proposé à 1200 dollars. Photo de Nicolas Bordovskikh.
  • Trois chevaux, tous mélangés à la base d'Orlov ont été vus par Nicolas Bordovskikh aux écuries dans le parc Kouzminki Zolotaya podkova (fer d'or). Vorobei (Moineau) hongre de 15 ans, 1m52 gris clair avec de petites taches noires est à vendre 1000 dollars.
  • Orione, hongre de 9 ans, 1m50, sans taches a tourné dans le film "Cavalier nommé la mort" est à louer pour 200 dollars par jour. Commentaires de Nicolas Bordovskikh.
  • Maltchik (Garçon) est un étalon, mais calme, 18 ans 1m50, gris clair. Il a tourné dans un film pour les enfants et est à louer au même prix fantaisiste. Commentaires de Nicolas Bordovskikh.
  • Les haridelles de Irkoutsk. Le hongre Pinki, grande bringue venue d'autralie (?!)
  • Les haridelles de Irkoutsk. La vieille jument de Tatiana à l'hippodrome d'Irkoutsk.
  • Les haridelles de Irkoutsk. La vieille fifille de la maison Volkonski.

Même taille, même aspect et, si possible, même sexe !

Le film devant se tourner en trois lieux différents – deux en Sibérie, un en Russie d’Europe — c’étaient donc six à neuf chevaux qu’il fallait trouver : six à neuf chevaux qui se ressemblent, six sosies !

Mes recherches autour du lac Baïkal ayant été vaines (on élève de moins en moins de chevaux dans ces contrées, et ceux qu’on y élève encore naissent et grandissent en liberté : le temps d’en choisir trois ou quatre, de les débourrer, de leur apprendre les deux ou trois grimaces qu’on attendait d’eux — le film serait terminé depuis longtemps !), j’acquis très vite la conviction qu’il fallait chercher… ailleurs.

Chercher quoi, exactement ? Des chevaux gris (Serko est le diminutif du mot siery, qui signifie gris), pas trop grands, membres puissants, encolure épaisse, crins abondants, chanfrein légèrement busqué, ganache lourde, mais œil vif. Bref, des camargues , me dit finement un ami français. Oui, à peu près. Plutôt des barbes. Mais la Méditerranée est un peu loin du Baïkal. Essayons de nous en rapprocher davantage.

Je songe aux solides chevaux inventés par le comte Orlov, les fameux trotteurs du même nom, pas trop hauts, épaule et rein puissants, devenant, avec l’âge, généralement gris clair — comme Serko. Catherine Dussart est d’accord : c’est une bonne piste. Nous voilà donc partis pour Voronej, le berceau de la race : là où le comte Orlov avait créé ses élevages et dont les haras, devenus propriété de l’État, ont continué, sans interruption, même pendant la révolution, à produire le cheval le plus emblématique de la Russie.

Voronej est à cinq cents kilomètres du sud de Moscou : il faut une nuit de train pour y arriver. J’ai demandé à mon vieux complice, Nicolas Bordovskikh, de nous accompagner. Il est non seulement un excellent interprète (et un ami fidèle) mais ses relations dans le milieu russe du cheval nous sont utiles.

Les haras de Tchesmenski et de Khrenovoye ont le charme de grandes demeures au passé prestigieux, mais leur visite est, pour nous, un peu décevante. On y trouve tout juste une paire de sympathiques juments, Mitra (9 ans) et Popoulatzia (7 ans) proposées à trois mille dollars chacune.

On est loin d’avoir réglé notre problème. Avec Nicolas, nous écumons alors tout ce qui ressemble, dans la région de Moscou, à une écurie, un haras, un hippodrome, un club hippique. Et l’on finit par dégotter ainsi une douzaine de petits chevaux gris assez ressemblants au Serko historique. Mon préféré est un certain Kasper, un hongre de 13 ans repéré dans le joli petit centre équestre de Ismaïlovo. Hélas, son prix augmente de jour en jour, jusqu’à atteindre des sommes délirantes. Certains, comme Orlik, propriété d’un jeune cascadeur, ne sont pas disponibles pour une très longue période. D’autres, comme Barsik, sont trop vieux (20 ans !) pour supporter un voyage jusqu’en Sibérie.

Finalement, Catherine Dussart jette son dévolu sur Altaïr, un hongre de 12 ans, sosie parfait du vrai Serko, en effet, mais qui se révèle, à l’usage, impraticable — et sur deux adorables pensionnaires des écuries de Bitsa : Prométhée, un hongre de presque 12 ans, et Fée, une douce jument de 13 ans au regard plein de tendresse.

Bitsa est un gigantesque complexe équestre de la périphérie de Moscou, où s’étaient déroulées les épreuves de dressage et jumping lors des olympiades de 1980. Les installations sont un peu délabrées, mais les chevaux de l’école d’équitation y sont traités avec amour.

Fée, Prométhée (et Altaïr) seront traités avec amour encore lorsqu’ils arriveront, en février 2005, après un rocambolesque voyage en camion de plus de cinq mille kilomètres (8 jours et 8 nuits, à des températures folles de moins 20, moins 30 !) à Irkoutsk.

Ils sont accueillis, dorlotés, bichonnés, (et retapés) par la belle Tatiana Niechumova, responsable du petit club hippique installé dans les vieilles écuries de l’ancien hippodrome de la capitale de la Sibérie orientale. Au cours de mes derniers repérages dans la région, quatre mois auparavant, j’avais été frappé non seulement par sa lumineuse beauté, mais par le sérieux et la compétence avec lesquels elle avait répondu à mes questions, par la propreté des boxes, la gaîté de ses chevaux et la richesse de ses réserves d’orge, d’avoine et de carottes.

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