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Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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Verne Albright a décidé dans les années 1960 de faire reconnaître le cheval Paso Peruano aux États-Unis et de démontrer en même temps la résistance de ces animaux. Il est donc allé là-bas, au Pérou. Les visiteurs de cette page noteront que Verne mesure près de 2 mètres...

The Long Way

Livre: The Long Way to Los Gatos par Verne Albright

Le récit de Verne Albright qui a traversé à cheval et en solitaire du Pérou jusqu'à la Californie avec deux chevaux Paso Peruanos.

Relié, 392 pages en anglais.

Verne Albright

L'auteur

Le cheval Paso Peruano

Eduard van Brunschot Vega, propriétaire de Perol Chico, un centre de randonnée équestre situé dans la Vallée Sacrée des Incas au Pérou est éleveur de chevaux Paso Peruano, il soutient les traditions de l'élevage péruvien et est l'animateur de la protection et de la promotion du cheval Paso Peruano de travail par opposition aux chevaux de parade qui ont perdu l'essentiel de leurs caractéristiques de rusticité et de résistance.

Verne Albright, Sous le comptoir !

Verne Albright est l'un des premiers Américains du Nord à s'être intéressé aux chevaux de race Paso Peruano et a contribuer à leur reconnaissance aux États-Unis.

Nous reproduisons ici, un extrait de l'excellent livre de Verne Albright, "Le long chemin de Los Gatos".

Le Panama était le premier pays d'Amérique latine où j'ai vu d'énormes camions semi-remorques transportant le pétrole. Les conducteurs semblaient inconscients de l'effet que leurs véhicules pouvaient avoir sur les chevaux, et le plus souvent nous dépassaient sans la moindre attention. Le hurlement de leurs moteurs était assourdissant et les remorques énormes créaient des courants d'air puissants qui nous poussaient ou nous aspiraient. J'ai été étonné que Hamaca semble rester insouciant quand un de ces géants est passé à quelques mètres de nous, ses dix-huit pneus grinçants m'ont fait passer des frissons de haut en bas de la colonne vertébrale. Toutes ces manigances du trafic vers l'Équateur étaient un signe de bienvenue.

J'ai passé la nuit suivante dans le petit entrepôt d'un grand magasin derrière un saloon. Après m'être réapprovisionné au grand magasin, j'ai jeté un coup d'oil dans la salle attenante. Le magasin n'avait rien de particulier, mais pour le saloon, c'était une autre histoire. J'entrais à l'intérieur pour mieux voir. Comme si j'étais un expert en débit de boissons, j'étais certain de n'avoir jamis quelque chose comme ça.

À cet instant, il n'y avait aucun client. Personne n'était assis sur les tabourets, sur les chaises ou sur n'importe quel autre mobilier, rien qu'un comptoir, extraordinairement grand. Si j'étais allé jusque là, j'aurais été à peine capable de voir par dessus, si j'ose le dire, j'aurais eu mal aux épaules en passant un moment, les coudes posés dessus. Le barman était debout sur un faux-plancher de l'autre côté. Il me rappelait un juge regardant de haut la défense.

"Pourquoi le comptoir est-il si haut ?" Ai-je demandé.

"Aussitôt qu'un client passe la porte, je le vois." m'a répondu le barman avec un sourire mystérieux.

La salle avait deux portes. Celle qui communiquait avec le grand magasin n'avait rien de particulier. Par contre, l'autre ouverte sur la rue, aurait pu facilement laisser passer un camion.

"Vous ne pourriez pas juste me dire pourquoi tout est si grand par ici ?" Ai-je demandé.

"Vous le verrez bientôt," M'a t'il assuré.

Sous moi, j'ai regardé le plancher sale et au dessus, le plafond haut, tout au-dessus. C'était une énigme digne de Sherlock Holmes. Sur cette terre où peu de gens sont plus grands que moi, j'étais dans la quatrième dimension, ici dans une salle aux dimensions qui me surprenaient. Respectant la promesse du barman, le mystère s'est résolu avec l'arrivée de clients. Ils sont passés à cheval par la porte spacieuse pour aller jusqu'au comptoir surdimensionné pour se faire servir, restant assis dans leur selle.

"Pouvons-nous vous offrir une boisson ?" A dit l'un d'eux, en me remarquant.

"Merci beaucoup," Ai-je répondu, "mais je ne bois pas."

L'homme m'a regardé, son visage était soigneusement tordu dans une expression indiquant que ma réponse signifiait que l'on ne pouvait pas me faire confiance.

"Une boisson non-alcoolisée ?" Me proposa t'il.

"C'est merveilleux," j'acceptai, en allant vers le comptoir après m'être demandé ce qu'il pourrait penser si j'étais d'abord allé chercher un de mes chevaux.

Le barman ignora (si j'ose dire!) que je ressemble à un enfant à genoux dans un trou. Il s'est penché en avant pour me tendre un cola.

Traduction et adaptation : Gérard Barré

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