Coup de cœur

Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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Livre: Éloges de l'énergie vagabonde par Sylvain Tesson

Éloge de l'énergie vagabonde. Je consacrerai mon temps d'avancée solitaire à réfléchir au mystère de l'énergie que nous extrayons des strates de la géologie mais aussi celle qui attend son heure au plus profond de nous.

Livre: Petit traité sur l'immensité du monde par Sylvain Tesson

Petit traité sur l'immensité du monde par Sylvain Tesson. Précis de désobéissance naturaliste, philosophie de poche buissonnière, récit romantique contre l'ordre établi.

Thierry Posty, à travers le Japon

Déjà 42 000 kilomètres à cheval à travers la Planète !

Hakubasan & Thierry Posty

Cette féerique traversée de l’île fidjienne avec Kaukauwa s’est terminée comme elle avait commencé dans la jungle mais quelle splendeur ! À peine arrivé, me voila déjà dans l’avion pour la Nouvelle Zelande. Le temps d’un long galop, de donner les dernières caresses à Joey (ma jument de Nouvelle Zelande), de récupérer ma selle et son équipement. Je suis reparti pour le japon : Tokyo, puis l’île du nord, Hokkaido et enfin la petite ville de Shiraoi près de Tomakomai où je débute mes recherches afin de dénicher une nouvelle monture. Dire que je suis frappé de plein fouet par le choc culturel est peu dire ! Ne connaissant pas un mot de japonnais, j’arrive directement dans une petite ville où personne ne parle anglais. Le Japon à cheval va être un sacré challenge, mais j’aime ça. En commençant par les chevaux qui ne sont pas nombreux dans ce pays – surtout depuis la dernière guerre mondiale. Mais ils semblent se concentrer sur la partie sud de l’ile d’Hokkaido. Je visite quelques fermes (chevaux de course, haflingers croisés avec des poneys japonais, etc.). Rien de sérieux, mais je crois en ma bonne étoile pour trouver la perle rare.

Le 30 juin 2007.

La chance me poursuit !

Incroyable ! La chance ne me sourit pas seulement mais elle me poursuit. Comme d’habitude lorsque j’arrive dans un nouveau pays, je raconte mon voyage à cheval autour du monde à un journaliste en n’oubliant pas de déclarer que je cherche un cheval et évidemment d'inscrire mon nouveau numéro de téléphone portable a la fin de l'article. Suite à la parution du quotidien The Hokkaido Shimbun tiré à plus d’un million d'exemplaires dans tout Hokkaido, je ne reçus qu un seul appel !

De plus, c’est de la région Est de l’île ou je désirai démarrer l’aventure japonaise. J'ai effectué encore quelques centaines de kilomètres en train et en bus afin de rencontrer l’unique cheval proposé à Nakashibetsu et,… Ce fut le coup de foudre ! Un cheval hongre de 10 ans issu du croisement de Dosanko (race japonnaise) et d'Appaloosa. Par ailleurs, le propriétaire "Shinichi" a décide de me prêter son cheval comme l’ont fait les propriétaires de mes précédents chevaux de voyage en Nouvelle Zélande, en Nouvelle Calédonie et aux Fidj. J'aime cette confiance qui s'installe entre nous et je ne peux que les remercier encore à travers ces lignes. J'ai décidé de nommer mon cheval (qui n’avait pas de nom) Hakubasan qui est une montagne aux sommets souvent enneigés de l'île d'Honsyu et qui veut dire littéralement "monsieur le cheval blanc". Le choc culturel est si important (la plupart des gens ne parlent que le japonais difficile à apprendre, les cartes détaillées en japonais, les lois strictes, etc.), que parfois la seule référence rassurante en ce début de voyage est mon cheval…

09 juillet 2007.

La chevauchée japonnaise

Le maréchal ferrant du propriétaire parait ses sabots à la disqueuse électrique

Il s’est avéré que Hakubasan mon superbe cheval est aussi issu du mélange avec la race percheron il est donc en partie français. Passées les premières appréhensions dues a certaines obligations, le Japon s’est démontré superbe à traverser de par mon adorable cheval avec qui le premier vrai contact s’est produit lorsque je l’ai libéré alors que le maréchal ferrant du propriétaire parait ses sabots à la disqueuse électrique et qu’il explosait littéralement ficelé entre 4 poteaux. Par quelle force d’esprit a t’il pu être si serein entre tous ces tunnels suivis de ponts, suivis de tunnels puis de… Comment a t’il pu tenir devant ces centaines de taons qui nous assaillaient par temps de grosse chaleur ? Et son air débonnaire quand il s’apercevait qu’un serpent se glissait entre ses jambes ! Ce cheval blanc qui se trouvait soudain tacheté lors d’une averse – son côté appaloosa. Si doux avec les enfants japonais qui se précipitaient pour le caresser. Cette façon de s'imposer devant les ours ou cette indifférence lors de la traversée de montagnes de coquilles Saint-Jacques. Toutes ces qualités sont peut être dues à son côté percheron.

Le Japon a fasciné un nombre incalculable d’aventuriers depuis que Marco polo, au treizième siècle, a révélé au monde Cipango le pays aux toits d’or. Ce pays possède une irrésistible séduction, une grande variété culturelle et une nature propice à l’inspiration et dont l’attrait est rehaussé par un éventail de couleurs que chaque changement de saison transforme radicalement, la rendant plus belle encore. Les jardins sont toujours d’un absolu raffinement. Nous avons souvent rencontrés des sanctuaires shinto majestueux et paisibles niches dans la verte pénombre d’un bois (le shinto, l’ancienne religion indigène qui est restée ancrée dans le territoire japonais, centrée sur le culte des ancêtres et l’harmonie avec la nature, coexiste avec le bouddhisme qui, arrive du continent asiatique au sixième siècle, enseigne l’éveil spirituel et le salut grâce au renoncement et a l’ascèse).

Ce pays nous aura créé beaucoup de surprises pendant tous ces mois de voyage. D’abord les chemins de montagnes, parfois d’anciennes routes asphaltées envahies de toutes sortes de végétation, qui se trouvent subitement coupées par une énorme crevasse d’une centaine de mètres avec éboulis de rochers et arbres morts qu’il nous faut enjamber voire écarter du chemin. Ce phénomène est dû aux nombreux tremblements de terre qui défigurent sans cesse le paysage. Nous en avons vécus un de degré 7 le 16 juillet dont l’épicentre se trouvait à Honshu. Si l’île de Hokkaido, la plus septentrionale du japon, abonde de splendeurs naturelles, elle foisonne aussi d'ours surtout dans les régions de Akan et de Daisetsuzan. Une fois surpris, c’est assez difficile de les observer car ils fuient rapidement dans la pénombre des feuillus. Certaines fermes sont protégées d’immenses clôtures côté forêt. Il nous arrive aussi de chevaucher toute la journée en montagne sans voir personne – au Japon, qui l’eut cru !

Quel contraste que de voyager pendant des heures sous une pluie glaciale dans les marécages de Kushiro-Shitsungen, grouillants de vie sauvage et, arrivant à peine dans une ferme le soir, après avoir enfilé les chaussons, vous ouvrez la porte des toilettes, un chant d’oiseaux vous accueille sur bruit de fond de cascades, vous vous asseyez sur la lunette chauffante, puis une fois l’affaire faite, un puissant jet d’eau chaude vous lave le derrière, s’ensuit le séchage méthodique d’un vent chaud. Il est souvent arrivé de m'être préparer dans la plus pure des traditions un repas, gracieusement offert par des hôtes vraiment intentionnés, ma préférence reste le sukiyaki, préparé directement sur la table en faisant cuire des tranches de boeuf finement coupées et des légumes, du tofu et des vermicelles. L’archipel a vraiment élaboré une des cuisines les plus raffinées du monde offrant au palais des sensations mystérieuses qui vont des joies subtiles du sashimi, tranches de poisson cru mangé trempé dans la sauce de soja, à la satisfaction roborative du soba nouilles faites a partir de sarrasin servies recouvertes de glaçons, c'est sympathique en été. Ma chambre était souvent la pièce principale où se trouvait un petit hôtel religieux, elle était dotée de portes coulissantes, les shojis, le sol était recouvert d’un tatami traditionnel en paille de riz. Je dormais toujours sur un oreiller empli de noyaux de cerises et sur un futon déroulé avant la nuit par la dame de la maison. Tout ceci après avoir souvent pris un bain dans leur propre onsen. Il y a d’ailleurs énormément de ces sources d’eau chaude aménagées en pleine nature.

Nombreux festvals et feux d artifices en été

Le 8 septembre 2007 au matin alors que notre troisième typhon vécu au japon venait célébrer mon anniversaire, je me suis réveillé avec le bonheur d’avoir réalisé un objectif que je m’étais fixé par jeu avec des amis depuis quelques années. Passer les 50 000 kilomètres de voyage à cheval pour mes 50 ans sur les 5 continents (plus de 54 000 kilomètres à la fin de ce voyage au japon) sans aucune assistance et sans aucun sponsor – à part un repas, un gîte ou un cheval prêté – mais, j’appelle cela de l’hospitalité et de l’amitié. Et surtout toujours termine chaque traversée avec des chevaux en bonne condition. Voyages où je suis tombé amoureux. Toujours de mes chevaux. Souvent du pays et de son exubérante nature. Parfois d’une belle autochtone – d’ailleurs les japonaises sont à croquer dans leurs kimonos ! Je tiens à rendre un véritable hommage à tous mes chevaux de voyage pour tout ce bonheur et cette complicité que nous avons eu ensemble et me rappellerai toujours de chacun d’entre eux si différent mais toujours avec un gros cœur. Une journaliste japonaise m’a demandé quel était mon nouvel objectif, je lui ai répondu en souriant : 100 000 kilomètres pour mes 100 ans ! Après le japon, je me sentais près et prêt à traverser la Corée du sud à cheval. Mais j’ai eu envie de changer de continent, de langue et de culture. Alors après un trop bref séjour en France afin de fêter mon anniversaire avec famille et amis, j’ai décidé de réaliser un autre projet qui me tenait à cœur lorsqu’il y a 20 ans, j’ai traversé avec mes deux juments appaloosa et mon chien le Canada et l’Alaska jusqu’à l’océan arctique, je m’étais promis qu’un jour je ferais de même côté hémisphère sud. Me voila donc depuis un mois à cheval entre les Patagonie chilienne et argentine. C’est au milieu de guanacos, de nandus, de tatous et d’aigles que je vous envoie un peu de chaleur de ce splendide été patagon afin de vous réchauffer le coeur pour passer un merveilleux Noël.

25 décembre 2007

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