Coup de cœur

Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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L'équipage

Cysko est un étalon de 12 ans, cheval de selle dit "d'origines inconnues", il est issu de croisements et a, entre autres, 1/8 de sang comtois, dont il tire solidité et rusticité. Il engage l'équipe vers l'avant.

Aramis est issue d'une quête approfondie dans les campagnes françaises, c'est finalement en Haute-Savoie que Magali l'a rencontrée. Aramis mène chaque jour à bon port les 60 kg de matériel et de provisions nécessaire à la vie de l'équipe. Autonome, elle suit en liberté et résout, souvent sans aide, les embûches du parcours.

Une équipe logistique:

De gauche à droite : Magali, Céline, Aurore, Nolwenn.

Vient de paraître

Livre: Les boiteries par Prune Arnoul

Livre: Le pérégrin émerveillé : Paris-moscou et retour(s) par Jean-Louis Gouraud

Livre: Manuel d'équitation Camargue : une tradition d'avenir par Céline Legaz

Livre : Ecrivains voyageurs : Ces vagabonds qui disent le monde par Laurent Maréchaux

Livre : L'équitation naturelle, Pricipes et exercices pratiques par Olivier Rabouan

Livre : Les chevaux ne mentent jamais par Chris Irwin et Christophe Rosson (Traduction)

Livre : Hippomanie par Jean-Louis Gouraud

Livre : L'équitation western. Des bases aux premiers galops par Baptistin Rainero et Fabienne Duthoit

Coups de cœur

Livre: L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

Livre: Manuel d'équitation Camargue : une tradition d'avenir par Céline Legaz

Livre: L'esprit du cheval : Introduction à l'éthologie cognitive du cheval par Michel-Antoine Leblanc

Livre: Éloges de l'énergie vagabonde par Sylvain Tesson

Éloge de l'énergie vagabonde. Je consacrerai mon temps d'avancée solitaire à réfléchir au mystère de l'énergie que nous extrayons des strates de la géologie mais aussi celle qui attend son heure au plus profond de nous.

Livre: Petit traité sur l'immensité du monde par Sylvain Tesson

Petit traité sur l'immensité du monde par Sylvain Tesson. Précis de désobéissance naturaliste, philosophie de poche buissonnière, récit romantique contre l'ordre établi.

Magali Pavin, quatre ans de la France à la Chine

Magali Pavin, ingénieur des techniques agricoles option élevage, technicienne supérieure en productions animales, Accompagnateur de Tourisme Équestre, curieuse des gens et des choses, adepte du voyage à cheval, rêveuse, déterminée, 27 ans.

Magali Pavin est partie à cheval accompagnée d'une mule de bât à la rencontre d'autres peuples. Elle a utilisé le cheval comme un lien entre le voyageur et les habitants, comme la clef qui permet de découvrir d'autres cultures, de pénétrer au coeur des villages, de créer le contact, de déclencher les sourires et donc de communiquer.

En 1998, Magali est partie à cheval avec Cysko et Catala - un vieux mulet de bât - faire le tour du sud-ouest de la France. Dormant tantôt sous la tente ou souvent accueillie chez l'habitant, elle a nourrit ses chevaux à l'herbe et au foin. Ils ont effectué 2500 kilomètres et sont rentrés tous trois à la maison, après 5 mois de voyage, en forme, prêts à repartir !

En janvier 2002, Magali a rallié Besançon à Montélimar avec Cysko et Aramis afin de vérifier une partie du matériel et de tester la cohésion de cette nouvelle équipe. Mission accomplie après 25 jours de voyage.

La fin du voyage

Dans un message en date du 15 juin 2005, Magali Pavin annonce la fin de son voyage.

Un lit douillet et une bonne douche pour moi, un grand et bon pré pour les chevaux qui pourront enfin retrouver un peu de liberté.

Je suis à la frontière entre l’Ukraine et la Hongrie. Encore quelques jours de quarantaine et l’équipe pourra rentrer en Europe. Les douaniers ont été un peu désemparés de voir arriver, de nuit et sous une pluie battante, une cavalière, une mule et un cheval français revenant d’Asie et une chienne turque dotée d’un passeport ukrainien qui cherche asile vers la France... Ce fut un formidable voyage, rien ne pourra me le faire regretter. Le plaisir énorme de la découverte, des rencontres, de la liberté, de la marche vers l’inconnu. Mon cœur est gonflé, ma mémoire est pleine.

Maintenant, il est temps de rentrer. Je n’ai plus l’énergie de rechercher soir après soir une place pour monter le camp. Le dos de Cysco, les jambes d’Aramis sont marqués par les efforts du voyage, nos articulations ressentent l’effet de l’eau et de trois hivers, la curiosité d’un autre type de vie m’attire, la création de quelque chose de nouveau me passionne. Dès la frontière passée, mon ami, rencontré sur la route, vient nous chercher avec le van. Et ça aussi, c’est sans regret.

Le projet Terres et Cultures

Ce voyage n'a pas d'objectifs sportifs ; le but n'est pas d'aller à un endroit précis, pour arriver à une date donnée. Magali se laisse la liberté de modifier le tracé de sa route et le temps nécessaire pour réussir ce parcours, dans une limite de 4 années de voyage. Son but est de rencontrer d'autres cultures, dans le respect de ses chevaux, en harmonie avec elle-même.

Magali Pavin part à la rencontre d'autres cultures

"Je veux observer les interactions entre la terre et les cultures, c'est à dire entre le milieu dans lequel vivent les hommes - avec ses atouts et ses contraintes - la vie rurale et les techniques agricoles développées. La vie rurale, c'est l'homme, sa culture, son milieu, ses proches, ses terres, ses bêtes, ses techniques, son savoir-faire, ses échanges au sein de sa collectivité ou avec d'autres collectivités, la dépendance des éléments naturels. Par les rencontres quotidiennes avec la population locale, je veux observer, comprendre, apprendre, échanger et aussi transmettre, partager. Élargir mes connaissances agricoles à d'autres milieux pour utiliser ce savoir dans ma vie professionnelle, par la suite..."

Une interview de Magali Pavin par Jean-Michel Guichard

Pour l'expédition de Magali Pavin, Terres et cultures, le sellier Jean-Michel Guichard a entièrement révisé sa selle et apporté quelques modifications. Guichard-Sellier a également fourni un Bridon Montségur sans muserolle et le filet, un mors à aiguilles gainés en cuir, en prévision de très basses températures. La croupière est équipée d'un culeron portefeuille très long et très souple. Le collier de chasse est un modèle à 5 réglages: chaque endroit susceptible de blesser a fait l'objet d'attentions particulières de protection.

Avant son départ, Jean-Michel Guichard a posé quelques questions à Magali Pavin sur son voyage retenant des thèmes un peu moins gnangnan que ce qui ce lit parfois dans la presse classique.

Que signifie pour toi, le mot voyage ?
Partir à la rencontre des autres, vivre en accéléré en s'affranchissant au maximum de la routine du quotidien.
Quelle est la partie que tu juges la plus difficile dans la préparation d'un voyage comme celui-là ?
Respecter la date prévue du départ et gérer le timing pour que les différents volets de la préparation avancent de front (sponsors, administration, équipement, équidés, problèmes sanitaires, itinéraire, formation, etc.). Par exemple, j'ai consacré les 4 premiers mois de l'année à chercher des sponsors et à me former en maréchalerie, reportant à plus tard les problèmes du bât et des sacoches de bât. Du coup, à un mois du départ, en sortant de la formation de maréchalerie, de nombreux problèmes étaient réglés mais je n'avais toujours pas trouvé le bât convenable ni du cuir des sacoches et en conséquence, le départ est reporté d'un mois ! Réunir et respecter le budget. Veiller à ne pas se suréquiper...
Concrètement, comment t'y prends-tu pour préparer l'étape du lendemain ? Essayes-tu de tracer ton itinéraire sur une carte avant de partir et avec quelle précision ?
Ma réponse se base sur ce que je connais, à savoir le voyage à cheval en France. Je prépare au départ du voyage une direction de marche et une bande de passage dans laquelle climat, végétation, relief et habitants permettent la vie de l'équipe et répondent aux objectifs fixés. Chaque quinzaine, j'étudie l'itinéraire avec plus de précision, incluant les passages obligatoires pour le ravitaillement et la réception du courrier. Chaque soir, au fond de mon duvet, le travail de la journée est fini. À la lampe de poche, accompagnée par les bruits de mâchoire des chevaux, je prépare l'itinéraire précis du lendemain et du surlendemain. Je le prévois en fonction des habitations, du relief et des points d'eau marqués sur les cartes, des lieux d'étapes envisageables. Ce n'est ensuite qu'un jeu d'essayer de suivre au plus près l'itinéraire choisi, avec la carte et la boussole. Je commence à chercher lieu de halte du soir après 5 heures de marche. Lorsqu'un endroit s'avère accueillant, d'abord pour les chevaux et pour moi ensuite, je m'arrête. Mais bon, rien n'empêche de modifier l'itinéraire prévu en fonction des aléas rencontrés sur le chemin !
Le fait d'avoir la responsabilité d'un cheval est-il une contrainte ou au contraire un atout ? Penses-tu que le voyage équestre est une voie vers la connaissance de soi ?
Je n'avance en aucun cas plus vite à cheval que sans chevaux. Je me prive de la possibilité de sauter dans un bus, les villes me sont interdites, les chevaux dictent la conduite à tenir chaque jour et de l'étape à effectuer... Et zut, re-zut ! Il est 2 heures du matin, il pleut, je suis dans mon duvet, mais ce cochon de bourricot m'appelle dehors près de la tente... Éjection du duvet pour voir ce qui se passe, parfois un problème, parfois juste une caresse. Et il leur faut de l'eau, et il leur faut du grain, et Mâdame ne veut pas travailler aujourd'hui, et Môssieur a décidé d'aller faire le tour des juments du pays dans la nuit... Mais il ne me viendrait jamais à l'idée de faire un tel voyage sans mes chevaux ! Ils sont le moteur de l'expédition, la source de l'accueil et des sourires des habitants, le prétexte des rencontres, l'effort partagé, la joie de tous les jours. Alors effectivement, le voyage équestre, comme tout voyage ou toutes les actions qui conduisent au dépassement de soi, est une voie vers la connaissance de soi. D'abord par la confrontation avec d'autres modes de pensées, d'autres cultures, ensuite, par de longues périodes solitaires qui laissent le temps à la réflexion et aux remises en cause. Par l'accumulation de fatigues, de difficultés, de problèmes, d'urgences qui accompagnent le voyageur sur sa route qui l'obligent, chaque fois, à se surpasser. Mais surtout par l'invraisemblable multitude d'émotions induites par les joies, les peines, les rencontres, le paysage, le calme, la cohue, les victoires, les défaites et la diversité des situations rencontrées. Cette découverte de soi est extraordinaire et accompagne le voyageur bien après son retour quand la vie quotidienne ramène en surface une émotion découverte pendant le voyage...
Crains-tu l'après-voyage ? Peux-t-on s'intégrer facilement à la vie courante au retour d'une telle aventure ou au contraire, est-on définitivement un marginal ?
D'après l'expérience d'autres voyageurs, le retour est la période la plus dure du voyage, lorsque l'on perd son statut de voyageur et qu'il faut se trouver une nouvelle place dans la société. J'ai la chance, en rentrant, de disposer d'un toit et d'une place pour mettre mes chevaux. Cela supprime dans l'immédiat une grande part de souci matériel. Et grâce aux trois formations dont je dispose (BTS élevage, Ingénieur agricole et accompagnateur de tourisme équestre), une grande variété d'emplois s'offre à moi. Il y a 2 ans, pour me remettre dans le bain de la vie sédentaire au retour du voyage de 5 mois, j'ai pris une feuille et écrit tout ce qu'il me fallait faire. Cela m'a servi de guide pour me reconnecter au monde du travail.
Peux-tu donner trois conseils à quelqu'un qui serait attiré par une aventure comme celle-là ?
D'être encore plus têtu que sa mule dans tout ce qu'il entreprend. D'avoir une plaquette avec un projet ficelé à présenter dans toutes les démarches entreprises même si après çà, le projet, et donc la plaquette, évolue... De se laisser la possibilité de faire marche arrière.

Le mardi 2 juillet 2002

Magali Pavin remercie les Consuls et les Ambassades des pays visités d'avoir bien voulu répondre à ses courriers et de lui avoir fourni les renseignements nécessaires lui permettant de traverser leur pays.

Toutes ses pensées reviennent à ses amis, sa famille, aux courriers et mails de soutien, aux personnes qui l'ont accueilli soir après soir et qui lui ont donné l'envie de repartir. Toutes et tous, elle les remercie.

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