Coup de cœur

Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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La Nouvelle-Zélande

à cheval…

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En solo à travers les îles de la Nouvelle-Zélande !

Voyageuse équestre, Marie Pagnamenta a répondu à l'appel de l'aventure en Nouvelle-Zélande!

"Mes chevaux forment une paire redoutable - deux forts caractères pour qui, satisfaire le besoin alimentaire est la première, seconde et troisième priorité de leur vie. Ils savent tout des pique-niques, des sandwichs, des emballages de chocolat et des barres de muesli. La semaine dernière, j'ai fait râper les dents de Boris - son unique raison de se faire du souci pendant le bâillement indigne, était qu'il était incapable de manger pendant que le vétérinaire passait la râpe ! Par principe, c'était du temps inutile perdu sur celui nécessaire pour s'alimenter - une touffe d'herbe est d'une grande consolation pour un esprit dérangé!"

Accompagné de ses chevaux, Marie n'a pas prévu de véhicule d'intendance. Elle aspire à voyager où elle peut s'auto suffire autant que possible. Elle travaille avec l'association Riding for the Disabled de Nouvelle-Zélande et a été rejointe pour de courts bouts de chemin par des cavaliers handicapés, pour qui les quatre pieds forts d'un cheval offrent une liberté de mouvement qu'ils ne pourraient jamais connaître autrement.

En décembre 2001 Marie écrivait

"Nous avons pris cinq jours pour un peu de repos à Christchurch. Les dernières semaines ont été juste l'alternance de ciels lumineux et de pluies torrentielles, des jours calmes et clairs, d'autres de tempêtes avec des vents soufflant à 160 kilomètres heure, le temps chaud et sec en cheminant le long de la rive du lac et des nuits avec des gelées piquantes sous un ciel froid à 1600 mètres. Profitant d'un peu de luxe occasionnel quand j'étais invitée chez des gens et d'un accueil assez sordide dans les quartiers des tondeurs de base. Un peu comme une glace vanille chocolat - un grand contraste, vraiment délicieux."

"Extasiée par mes premières vues des Alpes du Sud, nous avons choisi de descendre la piste depuis le haut d'Omarama - et nous sommes retrouvés face à face avec 1200 kilos d'une réalité noire. Dans le plaisir de sa sieste, un taureau Angus énorme, musclé et l'allure patibulaire était devant nous, sur la piste. D'un côté, une barrière et de l'autre, une pente raide couverte de ronces, ne lui offraient pas d'autre choix pour une large couchette. Inquiète, j'appelai Lester Baikie par téléphone satellite ! Bien que je ne sache pas que dire, m'a dit Lester. "D'habitude, ils ne prennent pas mon avis, mais... Là encore,... Restez à cheval !"

Nous sommes passé dans la broussaille juste au-dessus de lui, essayant de garder au moins le semblant d'un buisson entre son espace et les chevaux. Avec une puissance remarquable, il était sur ses quatre pieds en un éclair. Il n'y a pas de degré dans la psychologie animale pour reconnaître sa façon de gratter la terre et son regard fixe exprimait un mécontentement extrême. Seulement une menace sans conséquence - mais faire baisser mon taux d'adrénaline a pris plusieurs heures !"

La station Mesopotamia est le genre d'endroit qui est une légende en soi. Dans une large et belle vallée - nommée entre deux rivières comme la terre biblique, je crois -, où le Potts se jette dans le Rangitata, une autre large rivière tumultueuse. J'ai dû attendre trois jours que le niveau de l'eau baisse assez pour la traverser. Malcolm Prouting m'a assuré qu'il était possible de traverser plus tôt, mais j'ai estimé que ce qui l'était pour lui, dépassait ma zone de confort et que je n'avais aucun désir d'accepter l'invitation de Laurie à prendre une concession de plus au cimetière, qui a une triste notoriété pour être plein de gens qui se sont noyés... Les chevaux s'en sont sortis brillamment, nageant quand c'était nécessaire, lançant leurs pieds dans les vagues, mais rien ne m'avait préparé à la puissance de la rivière. J'étais radieuse quand nous sommes sortis l'autre côté."

En mars 2002, Marie donne de ses nouvelles.

"Nous avons terminé la traversée l'Île Sud à la fin du mois de janvier. Ce n'était en soi qu'un petit accomplissement pour les chevaux et pour moi, c'était la fin d'une époque très particulière.

Nous avons eu quelques grands jours - quelques merveilleux voyages sur le sable noir brillant des côtes désertes, jouant avec les chevaux dans les vagues et quelques points de vues magnifiques sur le Mont Taranaki, qui présente une qualité éthérée en désaccord avec les pâturages l'entourant.

De New Plymouth, nous avons abordé la côte, traversant quelques grandes stations et quelques côtes magnifiques. Les terres, propriétés des Maorie, ne sont pas un problème ici - leur travail n'est pas commencé - mais cela deviendra plus compliqué en allant vers le nord.

Nous approchons d'Auckland. Ce n'est pas une pensée agréable. L'idée du monde réel qui nous rapproche vite de la fin du voyage est dure à accepter. J'essaye de ne pas y penser. Le pire de tout est de penser à me séparer de Foggy. Il est tel une étoile - honnête et charmant. Bien sûr nous devrons toujours en arriver là mais, il n'y a encore aucune certitude sur ce que nous ferons.

Ici, les conducteurs moyens semblent même avoir plus d'attention que les conducteurs anglais en matière de meurtre de chevaux et de leurs cavaliers. Je ne peux pas croire qu'ils aient des vies si occupées que la fraction de seconde nécessaire au passage de plus large et plus lent qu'eux les mettent en retard pour un rendez-vous - moins encore pour les plus décontractés de ce pays."

En Mai 2002, Marie écrit :

"Après 5 jour sans aucun soleil dans les Kaukapakapa, le ciel s'est découvert quand nous avons traversé les Collines Kaipara! Heureusement, nous avons connu une petite sécheresse, le temps d'atteindre Matakana où je campais dans un poney club! Les poneys et les enfants sont les mêmes partout dans le monde.

Nous avons passé 2 jours près de Wellsford avant de partir pour la plage de Pakiri avec Felicity et Roger. Je les avais rencontrés à Hurunui Horse Treks, l'année dernière. Borrie était enchanté de laisser Ezra, le cheval de Felicity, porter le bât pendant la journée et a vraiment aimé courir sur la plage avec Roger ! L'excitation du moment est montée à la tête des chevaux, et la nuit alors que nous campions au quartier général de forêt, ils se sont livrés à un petit exercice de fuite - je les ai perdu de vue dans des centaines d'acres de forêt de pin, mais en fait ils riaient sous cape, seulement cent mètres plus loin environ où l'herbe était plus verte."

Marie a atteint son but le 30 mai 2002.

Wooh ! Oui, nous sommes arrivés !

La météo du dernier mois n'a pas été agréable et nous avons passé les trois derniers jours dans les rafales d'un vent incroyablement vicieux, jamais vu à 150 kilomètres de la plage - une expérience surréaliste en soi - nous avons atteint le Cap mercredi après le déjeuner dans un vent si fort que je n'ai pas osé aller plus loin qu'à quelques mètres du bord de la falaise de crainte d'être emportée - nous avons pourtant marché sur la crête.

Les garçons se portent incroyablement bien. Hier cependant, nous étions tous un peu choqués et las. Je suis si fière d'eux. Maintenant c'est fini, je me sens affreusement émue bien sûr - comme au début d'un deuil... Les garçons n'ont pas un tel souci et sont juste occupés à manger."

Le voyage de Marie devait recueillir des fonds pour deux œuvres de charité du Royaume Uni: The Fortune Centre of Riding Therapy, The Brooke Hospital for Animals et promouvoir le travail de l'association Néo-Zélandaise: Riding for the Disabled Association.

Textes et photos © Mary Pagnamenta Tous droits réservés Traduction et adaptation Gérard Barré

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