Coup de cœur

Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

Librairie

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Textes © Stéphane Bigo, Émile Brager, Josiane Gallemaers, tous droits réservés.

Voyage pour des enfants

Livre: Voyage pour des enfants par Josiane Gallemaers

Le récit du voyage de Josiane Gallemaers.

Une préface offerte par Émile Brager Une quatrième de couverture résumée par Stéphane Bigo. Une aventure parlante de vérités, de joies, de peines, de paysages et d’émotions.

Édition Plume d’Aventure (15/01/2006). 320 pages dont 16 pages de photos en couleurs, 16x24x2,6 cm.

À cheval sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle

Les Landes : Du sable, des pins et de longs chemins.

Vient de paraître

Livre: Les boiteries par Prune Arnoul

Livre: Le pérégrin émerveillé : Paris-moscou et retour(s) par Jean-Louis Gouraud

Livre: Manuel d'équitation Camargue : une tradition d'avenir par Céline Legaz

Livre : Ecrivains voyageurs : Ces vagabonds qui disent le monde par Laurent Maréchaux

Livre : L'équitation naturelle, Pricipes et exercices pratiques par Olivier Rabouan

Livre : Les chevaux ne mentent jamais par Chris Irwin et Christophe Rosson (Traduction)

Livre : Hippomanie par Jean-Louis Gouraud

Livre : L'équitation western. Des bases aux premiers galops par Baptistin Rainero et Fabienne Duthoit

Sept mille kilomètres à cheval à travers l'Europe

par Josiane Gallemaers

Passage obligé par les escaliers du chemin de la randonnée à cheval
Surprise et passage obligé du Camino. Toutes les photos © Josiane Gallemaers Tous droits réservés

En déposant le livre sur ma table de chevet, je frotte mes yeux qui brûlent tant ils sont fatigués. J’hésite à commencer un autre bouquin, l’heure tardive de la nuit me rappelle qu’il faut se lever tôt et qu’il est plus raisonnable d’arrêter la lecture.

Ces livres entassés les uns sur les autres à côté de mon lit, je les lis et les relis depuis mes quatorze ans et je ne me lasse pas de rêver de ces voyageurs qui abandonnent tout ou presque pour visiter la planète à dos de cheval. Ma collection s’agrandit au fur et à mesure qu’un ouvrage montre sa face dans une librairie. Mes petites finances d’adolescente me faisaient fouiner sur les brocantes à la recherche d’un ouvrage bon marché.

Depuis tant d’années, un projet semblable me trotte dans la tête. Souvent le moment n’était pas opportun. On ne quitte pas ses parents à quatorze ans, ni à seize d’ailleurs. Du moins, c’est ce que j’ai cru comprendre. Le mariage et les enfants n’aident pas à cette réalisation qui ne quitte pas ma caboche. À vingt ans, je me retrouvais coincée par ma vie familiale et je m’obligeais à ne rêver plus que par les livres, documentaires et films d’aventure.

Pourtant ce soir, je sais que ce rêve va se concrétiser. Il manque quelques mises au point mais il faut que j’accomplisse ce voyage auquel j’aspire depuis toute jeune.

Un vieux rêve d’adolescente

Carte de l'itinéraire à travers l'Europe suivi par Josiane Gallemaers
Partie de Namur en Belgique en direction du Portugal, commençant par le côté ouest de la France, puis continuant par le nord de l’Espagne, voici cette boucle de 7000 kilomètres. Au fil des saisons, au pas d’un cheval, au gré de mes envies, et de mes rencontres…

Josiane force l’admiration. Au début de cette histoire, elle est mariée avec un gendarme, elle élève deux filles qui approchent de l’adolescence, elle vit à la campagne avec un chien et deux chevaux, le ménage ne roule pas sur l’or, bref, elle est dans la pire des configurations pour vivre l’aventure, apanage comme chacun sait des jeunes, des célibataires et autres électrons libres de notre société. Et tranquillement, pas à pas, elle réussit ce tour de force de tout organiser, sa vie et celle de sa famille, pour accomplir un vieux rêve d’adolescente qui traînait dans un recoin de son imagination : une boucle en solitaire de sept mille kilomètres à travers la France, l’Espagne et le Portugal, avec sa jument Karamelle et son chien Douro.

Oser vivre ses aspirations

Oser faire confiance à la vie

Voilà ce qu’a fait Josiane lorsqu’elle a décidé d’entreprendre un voyage à cheval en France, en Espagne et au Portugal. Ce n’était pourtant pas si évident !

Comment convaincre un mari de la laisser partir seule sur les routes si longtemps ?
Comment déculpabiliser devant l’abandon de deux filles en âge scolaire ?
Comment s’organiser ?
Quoi répondre aux donneurs de bons conseils ?
Comment ignorer la trop bonne société moralisatrice et conformiste ?
Comment croire en la capacité de son homme et de ses filles à se gérer pendant son absence ?
Comment croire en sa propre capacité à gérer le quotidien d’un voyage, ses difficultés, ses coups durs, son isolement, ses pensées ?

Comment ?

Eh bien, Josiane a osé. Elle s’est préparée et elle est partie. Ce courage-là mérite un coup de chapeau, un grand. Mieux encore : elle est revenue plus belle, forte de la réalisation, de l’amour de son homme, de l’autonomie de ses filles, consciente, apaisée. Quand on a une aspiration profonde en soi, il faut savoir s’écouter et agir. Merci, Josiane, de l’avoir osé.

Le voyage en images

  • Poço da Cruz / Guião. La plage.
  • Mais qu'est-ce que je fous là-haut ?
  • Petite pause en Extremadura
  • Chemin de Castille
  • Il faut bien boire…
À cheval à travers l'Europe
Surprise et passage obligé du Camino

Voyage pour des enfants

L'aventure, le livre et l'association

Karamelle s’appelait à l’origine Graine de Folie. « C’était une petite furie » paraît-il. Il fallait quelqu’un de la trempe de Josiane pour réussir à lui mettre un peu de plomb dans la cervelle. Mission accomplie : j’ai pu vérifier moi-même l’excellence de cette jument sur un parcours de plusieurs centaines de kilomètres. Cette relation de l’auteur avec sa monture ne fut pas simple. Sa description sans concession donne une saveur particulière à ce récit. Peu de cavaliers sont capables d’une telle franchise. Mais Josiane est une femme de vérité qui n’écrit pas pour son image. Et c’est là une deuxième vertu de ce livre. Le lecteur se retrouve devant un personnage avec ses forces et ses faiblesses, dans la réalité pure et dure du voyage avec un cheval, qui, comme chacun sait, est un exceptionnel condensé de vie et de situations inédites. Grandeurs et bassesses, beautés et misères, générosité et mesquineries se côtoient, parfois au quotidien, mais toujours sur ce fond de vaillance qui va parfois jusqu’au courage, ce renoncement qui flirte souvent avec l’abnégation et cette détermination sans faille qui emmènera le couple au terme de son cycle par delà tous les obstacles.

Graine de folie n’a-t-elle pas transmis à sa cavalière le gène fatidique ?

On découvre au fil des pages que Josiane est à la fois cette bonne fille sensible à l’opinion des autres et la rebelle qui se moque du qu’en dira-t-on, que dans un contexte très conventionnel, elle est capable de réaliser des projets complètement excentriques, qu’elle déclare détester sa jument mais qu’elle fait tout pour elle, qu’elle fait un voyage pour convenances personnelles mais qu’elle y associe non seulement sa famille mais des enfants malades à travers son association Voyage pour des enfants. En fait, Josiane déroute, parce qu’elle est comme tout le monde... sauf une exception, mais de taille : entre les rêves et la réalité il n’y a qu’un fil, et pour elle ce fil n’existe pas. Je crois que sa folie est là, dans cette sagesse oubliée : « Tout est possible, à condition de se donner les moyens de ses désirs ».

La preuve : ce voyage, ce livre, ce qui a suivi, ce qui va suivre. Car Josiane ne va pas s’arrêter là. Elle a du sang d’Ardennais dans les veines. Il paraît que c’est un des rares endroits où l’on rencontre encore des descendants d’Astérix et d’Obélix.

Et puis, n’est-ce pas cette graine de folie qui fait les chevaux hors du commun et les êtres d’exception ?

Poésie, suspense et amitié

Tout pour faire le récit vrai d'un voyage à cheval

Douce poésie de la nature

La brume se dissipe doucement. Depuis plusieurs minutes, le soleil tente de percer le brouillard matinal. Le bruit des pas de Karamelle résonne dans le silence de l’aurore. Quelques oiseaux essayent un début de chansonnette, interrompue par notre passage inattendu. Un minuscule écureuil se pavane sur une branche. Il nous regarde d’un air hautain avant de s’enfuir. La forêt nous ouvre ses bras. Je reste sur les allées principales, bien droites et entretenues. Le pas cadencé de ma jument m’annonce, qu’aujourd’hui encore, elle sera en forme. Nous nous lançons dans un petit trot qui, j’en ai décidé ainsi hier, sera quasi ininterrompu durant les quinze kilomètres de beaux chemins que nous offre la nature.

Karamelle se laisse emporter par son ardeur. Je la retiens du bout des doigts, en serrant les cuisses. Une vingtaine de mètres devant nous, un chevreuil traverse le chemin d’une foulée. À peine disparu dans les sous-bois, quatre femelles et un brocard apparaissent. Karamelle relève la tête et, prise d’une envie probable de jouer, me lance un petit coup de rein puis tombe dans un galop doux et confortable. Je la laisse avancer à sa guise, lui autorisant cet instant de liberté qui doit lui manquer depuis longtemps. Au rythme des foulées, une fumée blanche s’échappe de ses naseaux. Elle glisse le long de l’encolure pour se dissiper dans notre sillage. Le vent frais caresse mon visage, rappelant que nous ne sommes encore qu’au début du printemps. Tout en galopant, je remonte la fermeture éclair de ma veste polaire. Je tire sur les manches pour protéger mes mains du froid mordant.

Les foulées de Karamelle se raccourcissent après quelques centaines de mètres mais je lui demande de garder l’allure jusqu’au carrefour suivant. Douro galope devant nous, heureux, tournant fréquemment la tête vers l’arrière, vérifiant probablement que nous le suivons bien. J’essaye de profiter le plus possible de ce moment de bonheur intense que je ne vivrai plus avant longtemps.

Nous repassons au pas. Je vérifie ma carte, laissant souffler ma monture, puis, je la relance dans un petit trot de plusieurs minutes. Douro apprécie et Karamelle le suit de bon cœur. La brume a disparu, laissant les rayons du soleil caresser le sol qui se met à fumer. Nous traversons cette forêt en un temps record. Karamelle défoulée, je me sens prête à affronter la circulation qui nous attend. Arrivée à l’orée du bois, le premier coup de klaxon se fait déjà entendre. Je mets pied à terre et oblige Douro à se coller contre mon mollet.

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Suspense, Karamelle coincée contre un rocher !

Nous descendons par paliers vers la vallée. Très vite, nous nous retrouvons coincés par plusieurs petits ruisseaux filant entre les rochers. Il a beaucoup plu cette dernière quinzaine. Tout est gorgé d’eau. Le sol est spongieux. Entre la rocaille, je vise le GR à moins de cinq cents mètres. Douro avance le nez au sol, renifle les crottes de moutons. J’enjambe un cours d’eau, gardant les pieds sur les pierres en surface. Nous progressons par petits bonds. Filet d’eau par filet d’eau, nous traversons cette vallée lorsque, soudain, Karamelle s’enfonce jusqu’aux genoux dans la boue. Je n’y comprends rien, je suis sur mes deux pieds, au sec et Douro gambade devant. Donnant un coup de rein, Karamelle bifurque vers sa gauche, s’enfonçant encore plus profondément. Je ne peux que la lâcher, puis l’appeler, un trémolo dans la voix :

— Kamel, Kamel, viens là.

En faisant demi-tour, la malheureuse reste coincée contre un rocher. Ses membres ne lui obéissent plus. Elle se retrouve aussitôt couchée dans la boue, les quatre jambes ensevelies. Prise de panique, elle ne bouge plus, respire fort, les yeux fixes. J’ai soudain peur qu’elle ne s’enfonce, qu’elle disparaisse sous mes yeux. Comment est-ce possible, comment en suis-je arrivée là ? Je contourne le rocher et la rejoins par l’avant. Attrapant le bout de sa longe coincée sous elle, je tire un bon coup pour l’encourager à se dégager et se relever.

— Allez, Kamel, lève-toi. Debout !

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Amitié, chaleur des rencontres

Douro est raide. Il marche sur le bout des doigts durant quelques minutes puis, échauffé, il se met à courir comme un fou. Il s’imagine des lapins et un gibier quelconque à chasser. Le chemin reprend sa forme des derniers jours : unique sentier serpentant à travers la campagne. Je suis tentée de remonter à cheval. Les pèlerins ayant passé la nuit à Los Arcos sont loin devant et ceux ayant dormi dans les villages précédents sont loin derrière. On sait le marcheur à la coquille amateur des heures matinales, réglé davantage sur le matelas à occuper le soir que porté vers la magie de l’étape. Me voilà seule au milieu des groupes. Pas de sac à dos sur Karamelle et pas de honte à me laisser porter alors que chacun marche. Je cède à mon envie.

Sitôt à cheval, Karamelle secoue la tête en émettant un petit ronronnement de contentement. À croire qu’elle attendait cela depuis longtemps ! Je lui laisse prendre le trot sans commandement. La lune éclaire légèrement le chemin, jouant à faire des ombres avec les quelques arbres encore sur pied. J’aime ce moment de liberté, seule avec la nature. L’air est sec. La jument s’est mise dans une allure confortable qu’elle ne veut plus quitter. Douro trotte devant. Ses retours étant plus courts, il fait moins de kilomètres. Le soleil se lève doucement et le chemin dévoile clairement son ruban qui se déroule à travers les champs. Karamelle allonge un peu l’allure, les oreilles pointées. Devant nous, deux sacs rouges avancent côte à côte. Douro surprend les deux pèlerins en se faufilant entre eux, sentant discrètement une main après l’autre.

Nous repassons au pas. Je reste à cheval : j’aimerais rejoindre William pour une journée encore. Doublant les pèlerins, je souhaite le « holà! » traditionnel.

— ¿ Dónde está el peregrino francés ?

— ¡ Delante, lejos !

— Gracias.

Je repars au petit trot, prise dans le jeu de rattraper William. Je double ainsi prudemment chaque pèlerin. Tous me confirment que le Français est loin devant, qu’il marche vite. À cette allure, j’espère le rattraper facilement et poursuis donc ma course.

Soudain, je me revois, quelques années auparavant, sur mon jeune Pepsi. Je me visionne suivant un parcours fléché, un dossard dans le dos, visant la première place. Je suis en pleine course d’endurance. À rattraper quoi ?... Des pèlerins !

Et quand le chemin devient tout à coup trop difficile pour rester à cheval, que je le descends en courant à côté de Karamelle, seulement à ce moment, je réalise. Je réalise brusquement ma folie, au risque de fatiguer inutilement cheval et chien, uniquement pour pouvoir parler français encore quelques heures.

Qu’est-ce qu’il me prend tout à coup ? La solitude est-elle si pesante pour rattraper une compagnie à cette allure ? Je n’en sais rien et je décide de me calmer. Karamelle ne souffle pas, ne transpire pas mais le Camino n’est sûrement pas l’endroit idéal pour jouer les marathoniens performants. À nouveau en selle, je continue au pas.

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Petit stress !

Une douche froide au jet épais me remet de mes émotions. Je me remémore Paco et Bernard qui voulaient m’aider à trouver un endroit décent pour passer une nuit. Qu’auraient-ils fait ce soir ? Auraient-ils marché toute la nuit ? J’ai failli me faire prendre. Que de différences d’accueils possibles entre deux villages ! Dans l’un, tout va pour le mieux, dans l’autre, c’est galère !

Un brusque sursaut interrompt mes pensées. Je coupe l’eau et plonge sur ma serviette et mes vêtements en même temps. Un pétard vient d’éclater. Un orage ? Des fêtards ivrognes ?

— Merde, un feu d’artifice.

Sans prendre le temps de mettre mes sandales, j’accours vers la plaine de jeu. Karamelle s’est déjà entortillée avec la chaîne autour d’un toboggan. Celui-ci, à la moindre traction un peu violente, aura vite fait de s’arracher du sol et bonjour les dégâts ! Lui faisant faire son trajet à l’envers, je démêle la chaîne. Ma Furie a les oreilles comme des radars et les yeux exorbités. Par sécurité, je lui passe son bridon pour avoir un meilleur contrôle. Les pétards n’en finissent pas. Ce ne sont pas tant les coups de lancement qui font peur au petit cheval mais les éclairs de lumières colorées et les petits éclatements à répétitions dans le ciel. Durant près de trois quarts d’heure, la fiesta de la ville se répercute jusqu’ici. S’accoutumant lentement à ce phénomène étrange, Karamelle se calme. Je ne la lâche pourtant pas d’un doigt et je fais bien car le bouquet final sera plus fort que la bonne résolution de se tenir tranquille.

Lorsque la nuit a repris son aspect normal, il est plus de minuit. Ma Furie s’est calmée. Douro a avalé sa ration et est déjà au pays des rêves canins. Au pied du gros arbre auquel j’ai fixé la longue corde, je dépose un kilo d’orge puis m’installe sur mon duvet et me restaure d’un morceau de pain d’épice.

Son picotin englouti, Karamelle me regarde. Elle se met au repos, ses jambes probablement aussi ankylosées que les miennes. Nous avons parcouru cinquante-six kilomètres dont une dizaine pour rien. J’ai marché toute la journée et mes plantes de pieds s’en ressentent. À l’aide d’une aiguille, je perce les cloques formées aux talons et au bout d’un orteil. Sans arracher la peau, je les vide de leur eau avec mon mouchoir puis enfile des chaussettes propres. La nuit est obscure et le vent qui soufflait si fort à cinq kilomètres ne passe pas par ici. Les étoiles se faufilent entre les nuages. La musique bat son plein au village. Lorsque je m’endors, il est une heure trente passée.

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