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Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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Howard Saether

Howard Saether

Howard, prêt à aller dans la jungle du Chaco avec son nouveau fusil.

Janja Kovacic

Les explorateurs équestres Howard Saether et Janja Kovacic ont quitté l'Europe pour chercher l'aventure dans l'Amérique du Sud sauvage.

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Le Brésil, Terre d'Hospitalité - Ennuis à la Frontière - Un choix mortel pour les chevaux - Dans les jungles du Paraguay - Par le Chaco, vers la Bolivie... - La Bolivie.

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De l'Uruguay au Texas!

Partis d'Amérique du Sud, Howard et Janja voyageront jusqu'au Texas, l'aventure durera au moins deux ans. Howard est norvégien et sa femme Janja vient de Slovénie. Avec une longue expérience de la navigation à voile dans le monde entier, c'est leur première expédition équestre.

De l'Uruguay, pays sud-américain hospitalier riche d'une tradition équestre historique, jusqu'au Texas lointain et sa culture cow-boy, leur itinéraire est la première tentative enregistrée.

La Bolivie

En buvant le café, Janja travaille dur pour nous écrire !
Effrayant anniversaire

Nous disons au revoir à la Villa Montes et aux plaines le 14 avril, une année après avoir commencé notre voyage depuis San Jorge en Uruguay. Notre plan pour la jounée est d'atteindre Central, un village à environ 15 kilomètres de Villa Montes. Personne ne nous a averti de ce qui nous attendait.

D'abord, nous montons un peu pour passer le pont sur la Picomayo, une rivière jaune, ensuite c'est l'aventure vraie qui commence. Du pont jusqu'à Central, la route suit la rivière. Sur notre gauche, des murs de rocher et sur notre droite, des précipices épouvantables, sans aucune protection, avec des parties de route effondrée par l'érosion. C'est la seule route principale qui va de Santa Cruz à Tarija, les capitales des deux provinces, et beaucoup de camions, de bus et de voitures passent par là. Ils klaxonnent à chaque tournant - et ils sont nombreux - parce que la route n'est pas assez large pour que deux véhicules puissent se croiser. Pour cela des petites places "d'attente" ont été aménagées ici et là. Tandis qu'Howard, les chevaux et Bella ne s'inquiétent pas trop des précipices, j'ai tout le temps les jambes comme du coton, particulièrement quand je vois des traces de pneu de camions - la moitié sur la route et la moitié dans le vide. Des gens m'avaient dit de ne pas avoir peur, mais je ne les crois pas du tout. J'ai vu beaucoup de croix au bord de la route, signalant: Ici est morte telle ou telle personne.

Margarita Portoricaine
Par le Chaco, vers la Bolivie...

Un cavalier nous suggère d'aller à Margarita Portoricaine par la vieille route maintenant abandonnée et nous suivons son conseil. Pour arriver à cette route nous devons traverser sa propriété et il nous offre de lâcher les chevaux dans son pâturage. Nous acceptons volontiers son offre, mais il a oublié de mentionner un petit détail : un champs de blé non clôt se trouve à proximité. Howard commençait juste à nous préparer des flocons d'avoine, quand je remarque Pampero et Geronimo manger le grain frais. Nous les attrapons et les attachons immédiatement, mais soudain, Pampero commence déjà à se rouler. Nous sellons les chevaux immédiatement, puisque les chevaux malades de coliques doivent marcher autant que possible. Pampero s'est remis dans la demi-heure environ, mais Geronimo est tombé malade. Très malade. Nous sommes au milieu d'une forêt épaisse à un endroit où la route est fermée par une barrière. Avec l'aide de la hache et de la machette nous nous frayons un passage entre la barrière et la forêt. Alors nous devons descendre une très raide et étroite piste sablonneuse qui nous conduit au lit d'une rivière à sec, que nous suivons avant de revenir à la route principale. Geronimo tombe de plus en plus souvent et nous ne pouvons pas faire grand chose, seulement le décharger et le laisser se coucher un peu de temps à autre. Il s'est un peu calmé après que nous lui ayons donné un verre de tranquillisant, mais pas pour longtemps. Nous savons qu'il pourrait mourir et juste cette pensée me fait pleurer. Je continue à prier : " S'il vous plaît, Dieu, faites-le déféquer, faites-le déféquer s'il vous plaît !" C'est drôle maintenant, mais à ce moment là, c'était tout ce que je voulais. Il l'a fait, mais pas assez pour se sentir bien de nouveau. Tard dans la nuit nous arrivons finalement à Margarita Portoricaine. Nous donnons à Geronimo une autre dose de tranquillisant et nous faisons marcher le pauvre animal jusqu'à trois heures du matin. Geronimo a survécu - Alléluia!

Mais l'eau devient plus profonde et le courant plus rapide commence à nous entraîner...

Nous devions traverser la rivière Pilcomayo d'une façon ou d'une autre, mais le pont n'était pas encore fini et le fond du radeau était fait comme une barrière à bétail. Cela signifie que les chevaux doivent nager. "C'est facile" disent les gens. Nous demandons le bon endroit pour traverser et nous entrons dans la rivière peu profonde. Nous réussissons à parcourir plus de la moitié du passage, mais l'eau devient plus profonde et le courrant plus rapide commence à nous entraîner trop loin en bas de la rivière, où en sortir par les rochers raides est impossible. Nous devons donc revenir. Nous avions entendu dire que quelques jeunes hommes qui connaissaient très bien ces eaux faisaient souvent traverser du bétail. Nous les avons retrouvé et le jour suivant pour un petite salaire, ils font traverser les chevaux à la nage avec succès.

Tout en continuant à monter et à descendre, nous restons toujours à plus de 2000 mètres d'altitude...

Cette nuit là, nous avons eu la permission de dormir à l'intérieur du petit aéroport, la seule place entourée d'herbe. Nous devons partir avant six heures du matin, avant qu'un premier avion n'atterrisse.

Juste un autre jour

Le jour suivant, alors qu'il pleuvait nous nous perdons. Nous devions prendre une route à droite dans Ivoca, mais nous n'avons pas vu de village, seulement une maison isolée et déserte. Alors nous continuons sur 10 kilomètres environ par la route pierreuse avec des ponts effondrés, avant d'arriver dans une ferme où l'on nous dit que la maison abandonnée était Ivoca. O.K! nous retournons, toujours sous la pluie. Après quelques recherches nous découvrons la route cachée. D'abord, nous nous arrêtons près une petite source pour faire boire les chevaux. Quand mon cheval, Pampero, commence à s'enfoncer, Howard hurle : "sortez, sortez !" À ce moment même, je me rend compte que nous sommes dans des sables mouvants et je n'ai pas à donner deux coups de pied à Pampero pour qu'il s'arrache de là. Une place sûre domine la source, mais Barra, qui nous suit en liberté, choisit un mauvais passage et s'enfonce dans le sable jusqu'aux épaules, le bât et tout. Heureusement, le sable n'ést pas plus profond et elle s'en sort. Ensuite Howard la prendra en longe de nouveau. Les gens disent qu'ici, il n'y a aucun "fango", c'est comme cela qu'ils appellent les sables mouvants, mais nous apprenons sur notre dur chemin qu'il y en a - en abondance. Howard et ses chevaux se sont faits prendre à plusieurs endroits différents et ensuite nous apprendrons à vérifier d'abord le terrain avec un bâton.

Janja Kovacic, le 24 juin 2002.

La route des morts

Nous sommes maintenant dans une petite ville Teoponte dans Las Yungas, à l'est de La Paz. Pour arriver ici, nous avons descendu "la route des morts" qui mérite bien son nom. Elle est si étroite que dans la plupart des endroits, deux véhicules ne peuvent pas se croiser. Les précipices sont vertigineux et de plus, au printemps, beaucoup de chutes d'eau ont emporté la route dans le vide. Dans le vide, sont aussi allés les 36 passagers d'un autobus qui est tombé de 300 à 400 m le jour où nous y étions. Un accident semblable s'était déjà produit il y a deux semaines. Depuis Las Yungas, c'est le seul moyen d'aller à La Paz et, sur cette route particulière les règles anglaises de conduite s'appliquent, contrairement au reste de la Bolivie.

Nous avons fait 40 kilomètres dans la journée et sommes descendus de 2000 mètres ! Le climat a changé radicalement. En commençant la descente, c'était le plein hiver avec des gens qui mourraient de froid, mais à Yolosa, où nous nous sommes arrêtés à la fin du jour, nous avons enlevé cinq couches de vêtements et avons dîné en short et en T-shirt.

Tout va plus ou moins bien, sauf qu'Howard souffre de sa jambe blessée. Il y a quelques jours, en traversant une petite rivière et en essayant de grimper sur la rive opposée, le sol s'est dérobé. Geronimo est tombé en arrière puis a basculé sur le côté, avec Howard qui le montait. Howard s'est retrouvé coincé entre les pierres de la rivière, le fusil et un cheval pesant plus de 500 kilos. Je dis, que l'homme a sept vies ! Il ne s'est même pas cassé un os et, je remercie Dieu pour cela. Sa jambe ressemblait à un grand arc-en-ciel.

Janja Kovacic, août 2002.

La fin de l'expédition mais pas de l'aventure

"Nous sommes à Borja San, dans le département de Beni en Bolivie. C'est une région d'élevage de bétail et nous l'aimons beaucoup. En réalité nous l'aimons tant que nous avons décidé de nous installer ici comme propriétaires d'un ranch.

Pendant notre voyage nous avons appris à aimer la vie des estancias. Ici, la terre n'est pas chère et le travail est aussi extrêmement bon marché. La paie normale pour un cow-boy est d'environ 50 dollars américains par mois.

Nous avons déjà embauché un homme très bien pour s'occuper de nos chevaux et de Bella. Il surveille aussi les propriétés proposées à la vente. Cela, tandis que nous retournons en Europe pour trier nos affaires et visiter nos familles.

Nous avons toujours été ennuyés à l'idée de devoir vendre nos chevaux après le voyage, mais maintenant ils sont et seront notre fierté et notre joie. Nous aimons aussi beaucoup l'idée d'être venus à cheval parcourant plusieurs milliers de kilomètres jusqu'à l'endroit où nous nous installerons. C'est une région tropicale, mais le climat n'est pas trop dur. La faune et la flore sont fantastiques, avec toutes sortes d'animaux imaginables et inimaginables et beaucoup d'oiseaux. Ici, il n'y a que très peu de lois et d'obstacles, alors nous pourrons toujours voyager à cheval dans les alentours avec le revolver à six coups sur la hanche."

Borja San, octobre 2002

Les aventures étonnantes de Howard et Janja continuent, mais pas leur expédition. Félicitations aux voyageurs intrépides qui ont mis fin à leur voyage sains et saufs et surtout leur choix de privilégier d'abord le bien-être de leurs chevaux.

Nous ne publions ici qu'un court extrait du dernier carnet de voyage en Bolivie de Howard Saether et Janja Kovacic. Pour lire le texte intégral en Français, vous pouvez télécharger et imprimer les fichiers au format pdf.

Avec impatience, nous avons attendu la Bolivie comme la Terre Promise après les plaines infinies et les douleurs du Chaco Paraguayen. Et, il y avait de cela. À la fin du mois de mars, nous avons vu les premières montagnes des Andes et nous savions que sur leurs contreforts se trouvait la première ville bolivienne que nous connaîtrions - la Villa Montes. Mais il y avait toujours une autre semaine de voyage avant d'y arriver.

Texte et photos © Howard Seather et Janja Kovacic Tous droits réservés Traduction et adaptation Gérard Barré

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