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Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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À travers les USA

ene Glasscock, âgé de 69 ans en 2004 traverse les États-Unis à cheval. Son itinéraire passe par les capitales de 48 états. Il reprend le voyage des Overland Westerners réussi entre 1912 et 1915 parcourant ainsi plus de 30 000 kilomètres à cheval.

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Gene Glasscock — déteminé à chevaucher

Debout à côté du monument marquant le point exact de l'équateur, Gene Glasscock présente son cheval Cactus à un représentant de la république d'Équateur. Ils ont voyagé du cercle polaire jusqu'à l'équateur - un voyage que tout le monde qualifiait d'impossible avant son départ.
Se traînant au travers des broussailles détrempées, délavées par la pluie du Yukon, Gene Glasscock se sentit comme s'il mâchait ces mots, comme s'il les vomissait sur la vague nauséeuse de bile qui lui écorchait la gorge.
Il a quitté l'Alaska à cheval en été, pour éviter l'hiver gelé dont il faut se méfier, pour finalement se retrouver pris dans les pluies torrentielles de l'été. Ses bottes sales tombèrent et la broussaille dense déchira ses chaussettes en lambeaux. Une fois le sang empoisonné, ses jambes et ses pieds enflèrent au point qu'il ne pouvait plus ni marcher, ni chevaucher. Son rêve de voyager à cheval du cercle polaire jusqu'à l'équateur finissait dans un cauchemar duquel il échappait in extremis en sauvant sa vie. Malgré ce début d'enfer, Gene n'a jamais abandonné son rêve équestre - parcourir à cheval 20.000 kilomètres du cercle polaire jusqu'à l'équateur - le laissant parfois en sommeil quand il était marié et préoccupé d'élever sa famille. Alors, en 1984, son rêve de voyager des terres gelées du grand nord jusqu'au tropiques ensoleillés a refait surface après son divorce. Maintenant, que ses enfant sont grands, et qu'il n'a plus de famille à sa charge, le voyageur à cheval Américain a décidé que le temps était venu de se mettre en selle.
J'ai eu envie de faire ce voyage pendant très longtemps, même lorsque l'on me disait sèchement que j'étais fou d'essayer. Un compagnon a même prédit que je serai dévoré avec mon cheval par un ours polaire se souvient Gene.
Pratiquement 30 ans après son premier voyage dans l'Arctique, Gene - âgé maintenant de 49 ans - monté sur Cactus et conduisant son cheval de bât Freddy est parti pour un deuxième essai, déterminé à parcourir à cheval les 19.000 km qui doivent le mener jusqu'à Quito, en Équateur.
Il a rencontré à nouveau les difficultés des éléments recouverts par la neige. Un ours polaire a effrayé son cheval Freddy qui s'est retrouvé dans l'eau de la rivière Klondike. Gene Glasscock a alors du s'accrocher aux blocs de glace dérivant pour sortir de là :
Ce cheval et moi étions gelés à mort dit-il.
Par chance, les conditions climatiques se sont adoucies au fur et à mesure que le voyageur à cheval traversait les États-Unis. Il était souvent traité avec amitié, se voyait offrir le gîte, et recevait des encouragements pour continuer vers le sud.
Mais le danger et la difficulté redevinrent vite ses compagnons de route privilégiés. À Mexico, un voleur ivre le frappa dans le dos avec le côté plat d'une machette. Gene se débarrassa de lui avant même qu'un complice ne put se joindre au combat. Les deux comparses laissèrent Gene meurtri et tremblant.
Après cela, dit Glasscock, les douaniers ont perpétuellement essayé de me persuader d'abandonner ma route vers le sud. Chaque pays était plus dangereux que le précédent, lui disaient-ils.
Personne !, dit-il, n'a pensé que je réaliserai ce voyage dans son intégralité, jusqu'à l'équateur, en Équateur.
En dépit des avertissements, un des points important fut la gentillesse des Mexicains pauvres qui lui ont offert le gîte et le couvert même s'ils n'en avaient pas assez pour eux-mêmes. Le voyageur à cheval se souvient d'une famille de la campagne Mexicaine qui a insisté pour qu'il les rejoignent à leur table :
Je n'ai pas réalisé que c'était le dernier de leurs haricots, le dernier de leurs oufs. Leur petite fille a cuisiné du maïs pour faire des tortillas spécialement pour moi. Ils ont refusé de prendre de l'argent pour la nourriture, mais j'en ai quand même laissé là, où j'avais dormi pour qu'il le trouvent.
Ensuite, au Guatemala, Gene a touché le fond du désespoir quand un habitant local bien intentionné a nourri ses chevaux avec du fourrage périmé. Gene était invité par une famille de missionnaires américains à partager un repas spécial de l'est. Ils lui dirent que leur homme à tout faire prendrait soin des chevaux et les surveillerait pendant qu'il se ferait servir le dîner.
Le temps que je revienne et, c'était trop tard. Il n'y avait pas de vétérinaire à appeler. Je m'assis par terre, tenant la tête de Freddy dans mes bras, le regardant s'endormir vers l'au-delà. Il était mon cheval de selle et m'avait toujours fait confiance jusque là. Je me sentis si mal à ce moment que je voulus simplement rester seul.
Glasscock admit qu'il était si triste et bouleversé que l'idée d'abandonner son voyage ici, au Guatemala, lui traversa l'esprit. Cependant, laissant la plupart de ses affaires derrière lui, Gene entassa tout ce qu'il put dans les sacoches de la selle de Cactus, et continua à nouveau vers le sud, en plein dans la guerre qui faisait rage au Nicaragua. Il y avait des exécutions sommaires et fût emprisonné par les Sandinistes le suspectant d'être contre les guérilleros.
La partie la plus difficile du voyage fût sans doute l'infâme Darién Gap (jungle de Darién), là où l'Amérique Centrale rejoint l'Amérique du Sud. Gene loua les services d'un indien pour lui servir de guide au travers des 400 kilomètres de l'impénétrable jungle à traverser, sans aucune route. Utilisant les machettes pour éclaircir le passage, une centaine de mètres se parcourraient parfois en plusieurs heures.
Nous avons tracé notre chemin. Il n'y avait pas d'herbe, pas de lumière. C'était un vague lieu sans aucune trace. À un moment, j'ai attaché Cactus pour explorer un peu plus loin. Je me suis alors aperçu que je l'avais perdu. Je suis tombé malade d'angoisse, mais finalement je l'ai retrouvé attendant patiemment où je l'avais laissé se souvient l'explorateur à cheval.
Sortant de la jungle, Gene découvrit que son cheval et lui avaient encore un obstacle majeur à franchir : la jonction du Rio Atrato et de la rivière Lemon, qui était particulièrement profonde. Par chance, Gene trouva un indien qui pouvait lui faire traverser la rivière tumultueuse en canoë. Mais Cactus restait un problème.
Je lui ai donné le reste de notre nourriture, une ration de flocons et de raisins. Il fallait que je l'ai par le ventre. Alors, je suis monté dans le canoë et j'ai dit à Cactus de sauter de cette berge s'il voulait venir avec nous. Allez, hop ! lui ai-je dit. Mais je n'avais pas à m'en faire. Cactus n'a jamais hésité. Il a simplement marché vers l'eau et s'est mis à nager à côté du canoë raconte Gene.
D'autres aventures les attendaient. Un tremblement de terre, deux vols, et assez de périls pour remplir deux livres entiers, mais rien ne pouvait arrêter le duo déterminé. En dépit des dangers et de la perte de Freddy, Gene et Cactus ont voyagé jusqu'en Équateur, le dixième pays qu'il traversaient ensemble, en avril 1986. Il étaient sur la route depuis plus de deux ans et Gene avait perdu 17 kilos.
Quand j'ai vu l'écriteau espagnol indiquant Ecuador, je suis tombé à genoux et j'ai récité une prière. J'étais si content que Cactus et moi ayons survécu pour arriver là, dit-il.
Le 7 mai 1986, une cérémonie eut lieu à Equator Village, l'endroit où passe la ligne invisible qui ceinture le globe terrestre, et qui a motivé Gene Glasscock depuis le cercle polaire en Arctique. Entouré de hauts dignitaires de l'Équateur et des États-Unis, le voyageur au long cours épuisé termina son aventure épique en présentant Cactus au représentant du Président de l'Équateur. Le solide Quarter horse Américain du grand nord, allait maintenant rejoindre la garde montée du Président. La pensée finale de Gene ?
Je ne le referai pas pour un million de dollars, mais je n'accepterais pas un million de dollars à la place de ce voyage !

Texte par Sharon Muir Watson Tous droits réservés Traduction et adaptation Édouard Chautard et Gérard Barré

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