Coup de cœur

Livre : L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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Nouveaux livres

Deux chefs d'oeuvre publiés par les Éditions du Rocher dans la collection Cheval-Chevaux dirrigée par Jean-Louis Gouraud

Livre: Le cheval Tripoli par Pier-Antonio Quarantotti Gambini

Cette guerre de 14 qui semble ne jamais vouloir finir. Là-bas, en tout cas, au creux de l'Adriatique, elle paraît interminable. Les Autrichiens, qui occupent l'Istrie, y ont enrôlé de force des soldats et réquisitionné des chevaux. Tandis que son père a été ainsi envoyé sur des fronts lointains, le jeune Paolo est placé à la campagne... Il y découvre les jeux étranges des adultes ; il y connaît ses premiers émois d'adolescent. Mais surtout, il y voit ces animaux: les chevaux…

Le cheval Tripoli par Pier-Antonio Quarantotti Gambini
Prix amazon.fr: 16,63 €
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Livre: La derière ligne droite par Christian Delâge

Maurice est né (on ne peut trouver plus bel endroit) au Haras du Pin, " le Versailles du cheval ", où son père est fonctionnaire. Très tôt, il a la vocation : il sait qu'il sera jockey. Sa carrière commence sous les meilleurs auspices : Maurice est doué. Un peu trop, peut-être : il ne voit pas venir les dangers…

La dernière ligne droite par Christian Delâge
Broché 177 pages
Prix amazon.fr: 17,10 €
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Serko, livres et DVD

Sortie DVD le 15 novembre 2006

DVD: Serko, Une chevauchée magnifique à travers la Russie

Serko, Une chevauchée magnifique à travers la Russie, le parcours extraordinaire d'un jeune Russe et de son cheval Serko. Un exploit, une épopée, une histoire d'amour. Avec Jacques Gamblin.

Livre: Serko, album jeunesse dès 6 ans

Serko, album jeunesse dès 6 ans (relié) par Maggie Paley, Joël Farges et Jean-Louis Gouraud

Livre: Serko, beau livre relié

Serko, beau livre (relié) par Maggie Paley, Joël Farges et Jean-Louis Gouraud.

Le livre se compose en 20 parties : le récit de voyage, écrit à la première personne par Joël Farges et accompagné des superbes photos en couleur de Matthieu Paley réalisées lors du tournage ; ainsi que des pages plus documentaires sur divers points d’histoire de la Russie à la fin du XIXe siècle, de civilisation, les paysages typiques... comportant des textes passionnants de Jean-Louis Gouraud et des photographies et documents anciens.

Livre: Serko, réédition du vrai faux roman de Jean-Louis Gouraud Présentation

Serko, roman par Jean-Louis Gouraud, suivi de Riboy, qui inspira à Bartabas son film Chamane, et Ganesh, dont l’adaptation en série TV est en cours d’écriture.

Au pas des chevaux, au rythme du cœur

Jean-Louis Gouraud
Jean-Louis Gouraud
ou une histoire d'amour avec les chevaux

Un entretien exclusif avec Jean-Louis Gouraud

Pas besoin d’être un spécialiste pour le dire, vous êtes très connu ! Aujourd’hui, au détour de la page d’un livre qui traite du cheval ou de l’équitation, il est bien rare que votre nom « Jean-Louis Gouraud » ne soit pas là, en embuscade. Le pire c’est que Gouraud, en Afrique comme en Russie dans les anciennes républiques soviétiques, sévissait déjà, la plume alerte et généreuse.
Le seul fait de dire que je suis « très connu » prouve au contraire que vous êtes, mon cher Gérard, un spécialiste. Un lecteur de publications très spécialisées. Tout le monde ne s'intéresse pas au cheval – et parmi ceux qui s'y intéressent, rares sont ceux qui s'intéressent au cheval dans l'art, dans la littérature, dans l'histoire. Or ce sont dans ces microdomaines que je peux avoir, éventuellement, une petite notoriété. Je suis un prêcheur à l'auditoire clairsemé, un auteur aux tirages limités. Quant à l'Afrique et à l'Union Soviétique, où j'aurais, dites-vous, « sévi », elles sont, en tout cas, les deux mamelles auxquelles je me suis nourri. Elles constituent les trois mondes que je connais le moins mal – Afrique, Russie et Asie Centrale – et dont j'ai essayé de brosser le portrait, équestre, naturellement, dans trois petits livres édités chez Belin. Le premier, Russie : des chevaux, des hommes & des saints est paru en 2001 ; le second, l'Afrique par monts & par chevaux en 2002. Le troisième paraîtra à la fin de cette année sous le titre Asie Centrale : centre du monde (du cheval).
Votre culture du cheval et des peuples cavaliers est immense. Fi de votre modestie bien connue, qu’en dites-vous ?
Ma culture ? C’est un bien grand mot. Parlons plutôt de curiosité. Au cours de mes pérégrinations, au cours de quarante années de voyages, principalement en Afrique (y compris l’Afrique du nord), en Russie (y compris la Sibérie), et en Asie Centrale (y compris la Mongolie et la Chine du nord), j’ai visité plus de haras que de musées, plus d’hippodromes que de monastères. J’y ai glané, c’est vrai, pas mal d’histoires, d’anecdotes, qui finissent par ressembler, peut-être, à une culture. Mais une culture très spécialisée, très orientée ; le contraire, donc, d’une culture générale : disons, une culture « chevale ».
Cimetière des chevaux de Tsarskoye Selo
Datée de 1860, cette gravure du cimetière de chevaux de Tsarskoye Selo est assez ressemblante à un détail près: les pierres tombales (guère plus grandes que pour une sépulture humaine sont ici surdimentionnées. Illustration extraite du livre Russie des chevaux, des hommes & des saints.
Et à ce propos, où en est votre projet de réhabilitation du cimetière des chevaux du tsar à Saint-Pétersbourg ?
L’essentiel est déjà fait. L’irréversible est créé. Le site est maintenant connu, et sa notoriété le met à l’abri de toute menace de démolition ou de simple abandon. Les sommes que j’ai pu réunir pour aider à sa restauration ont au moins permis cela : faire prendre conscience de l’intérêt sinon artistique, du moins historique, de ce lieu unique au monde. Un endroit où a été édifiée, au début du XIXe siècle, la première « maison de retraite » pour chevaux de l’histoire, puis où est née la plus grande nécropole équine de la planète, où ont été enterrés cent vingt chevaux.
D’autres projets ? D’autres utopies pour nous faire rêver ? On en a tant besoin.
Des projets ? Oui, des dizaines. J’aimerais que quelque part soit édifié un monument rendant hommage aux chevaux, dont on a tant usé (et abusé), une sorte de monument « au cheval inconnu ». J’ai un joli projet, avec Jean-Louis Sauvat. Les Russes proposent un terrain magnifique, non loin de Moscou. Je cherche l’argent. J’aimerais aussi réintroduire le cheval dans Paris, d’où il a été chassé. Paris est la seule grande ville européenne où le cheval soit interdit. On voit des fiacres à Vienne, à Londres, à Rome. Pas à Paris. Il faudrait créer à Paris aussi une Maison du Cheval, avec salles d’expositions, de réunion, de conférences, de spectacles. Une sorte de Maison de la culture équestre, une sorte de petite Université du cheval.Il faudrait aussi encourager Saint-Pétersbourg, une ville qu’on dirait construite pour la cavalerie, tant y abondent les somptueux manèges, les magnifiques écuries, à créer, à son tour, une académie équestre, genre École Espagnole de Vienne, ou Cadre Noir de Saumur. Un lieu dans lequel on pourrait assister à des reprises des trois types d’équitation dans lesquels la Russie s’est illustrée : l’équitation cosaque (appelée djighitovka), l’équitation militaire et l’équitation de haute-école (dont le grand maître fut l’anglo-français James Fillis). Je continue ? Non : passons à la question suivante.
Si vous me le permettez vous avez été traité d’aventurier, de cavalier, de cavaleur, de galopeur, de galopin (celui-là me convient bien), de pèlerin, de voyageur, de vagabond, de globe-trotter, et même d’éditeur, aussi de chamane et d’espion, ou pire encore de journaliste… Et plus sobrement d’écrivain ! Sous laquelle de ces étiquettes accepteriez-vous de passer quelque temps ?
Je préférerais le terme de pérégrin. Quelque chose de moins religieux que pèlerin, de plus poétique que voyageur, de plus désordonné aussi, avec beaucoup de place pour le hasard.
Journaliste d’abord, vous avez pris la responsabilité de l’hebdo international Jeune Afrique puis vous vous êtes mêlé de littérature équestre en travaillant à la publication d’anthologies consacrées au cheval avant de rééditer les meilleurs récits classiques du voyage à cheval et de l’aventure équestre. Vous saurez corriger la chronologie de ma mémoire.
Oui, c’est à peu près cela. J’ai fait mes premières armes dans quelques grands quotidiens parisiens : le Figaro, l’Aurore (disparu), Combat (disparu aussi !). Puis j’ai créé ma maison d’édition, pour publier un beau livre sur… le Crazy Horse Saloon. Voyez, déjà des « Horse » dans ma vie. Déjà ce rapprochement audacieux entre le cheval et la femme – qui me vaudra, trente ans plus tard, autant de reproche que de compliments. Après quoi, j’ai dirigé, pendant sept ans, la rédaction du principal hebdomadaire spécialisé dans les affaires africaines – puis pendant vingt ans, une société d’édition et de conseil en communication spécialisée elle aussi dans les affaires africaines et arabes. En gros, j’ai passé quarante ans de ma vie entre mes bureaux à Paris, et l’Afrique (surtout francophone), le monde arabe (principalement le Maghreb et la Libye), la Russie et les républiques d’Asie Centrale, la Mongolie, la Chine du nord, l’Inde. Très peu l’Amérique du nord, et pas du tout, hélas, l’Amérique latine – ce qui, n’est-ce pas, cher Gérard, est impardonnable ! ? Bref, je n’ai jamais vraiment l’impression de « travailler ».
Vint le jour où vous avez sellé – si j’ose dire – deux chevaux pour parcourir à la turkmène plus de trois mille kilomètres de Paris à Moscou sur les traces d’un autre rêveur, Vassilevski Aseev. Il avait déjà réussi ce raid, mais à l’envers jusqu’à Paris au pied de la Tour Eiffel pour l’exposition universelle – celle de 1900 et ça fait longtemps. Que vous reste t’il aujourd’hui de cette aventure ? Le goût du voyage ou celui du cheval ?
L’histoire que vous évoquez relève… de la préhistoire ! J’ai fait, en effet, un voyage à cheval (à chevaux conviendrait d’ailleurs mieux, car je montais deux trotteurs en alternance : Prince de la Meuse et Robin, un jour l’un, un jour l’autre – le second étant tenu en dextre) de Paris à Moscou en 1990. Il y avait encore deux Allemagne(s). Il y avait encore l’URSS. Et donc le rideau de fer : ce qui a permis à mes amis de faire une plaisanterie vaseuse, disant que j’avais été le premier Occidental à franchir le rideau-de-fer-à-cheval ! Petit rectificatif : Aseev se prénommait Mikhaïl, et non Vassilevski. Ce qui m’en reste, quinze ans après ? Une foule de souvenirs extraordinaires, et la conviction de n’avoir pas réalisé un exploit, mais administré la preuve, au contraire, qu’un cavalier médiocre, remonté en chevaux ordinaires, peut très bien faire, de nos jours encore, de longs voyages. Le mien portait sur 3 333 km, que mes chevaux ont couverts en 75 jours.
Et puis, que pensez-vous des voyageurs ? Du voyage à cheval ? Il me semble que vous voyagez davantage au rythme des phrases écartant d’un revers de manche le mot mal choisi pour mieux franchir le mauvais pas d’un accord imparfait et ne pas trébucher sur la chute mal construite d’une histoire à raconter.
En formulant des questions pareilles, mon cher Gérard, vous prouvez que vous devriez vous mettre à écrire de la poésie. Allez-y, posez-moi une autre jolie question.
Vous avez contribué à la publication de nombreuses anthologies et certaines avaient des titres convaincants plutôt provocants : « Le cheval est une femme comme une autre », c’est celle que je préfère teinte de quelques traits d’érotisme pour émoustiller si cela était encore nécessaire les bourlingues de cavaliers solitaires en fin de parcours puis arriva le tour de « Femmes de cheval : dix mille ans de relations amoureuses » plus glamour, « C’est pas con, un cheval, c'est pas con !… » et enfin « Histoires d'amour (et de chevaux) ». L’Amour ! Provocations, quel pourrait être le thème de la prochaine ?
Je n’ai pas publié ces livres par goût de la provocation, mais pour mettre en évidence des réalités – littéraires ou artistiques – qui n’avaient jamais été, à ma connaissance, relevées. À savoir que les hommes, je parle ici des mâles, ont toujours été obnubilés par deux créatures, le cheval et la femme, auxquels ils ont trouvé des ressemblances non seulement physiques (la chevelure, la croupe), mais de tempérament (fantasque, imprévisible, etc.) – deux êtres qu’ils ont toujours cherché à dominer, tout en étant fascinés par eux. Le thème sur lequel je travaille actuellement est un dérivé lointain du précédent : il s’agit du cheval symbole du pouvoir, du cheval représentation quasiment « politique ». Un autre thème, sur lequel j’ai accumulé beaucoup de documentation, me turlupine : la relation entre le cheval… et le christianisme. Le Christ lui-même n’a sans doute jamais vu un cheval de sa vie (sauf peut-être chez les Romains), mais le cheval est omniprésent dans l’imaginaire chrétien : intéressant, n’est-ce pas ?
Les chevaux, le respect de leur animalité et les femmes. On est loin de l’image du cheval asexué des centres équestres et de l’équitation guindée, femme en bombe dont le jodhpur moule la cuisse sur le rein du cheval sellé à l’anglaise ou à la mode militaire d’ici encore mais pas la mode du cheval d’aventure vagabond mené par un barbu serré dans des jeans délavés confortables. Alors épouseriez-vous une pouliche ? L’amour toujours l’amour, c’est ça ?
Si j’épouserais une pouliche ? Mais bien sûr ! D’ailleurs, c’est déjà fait ! Elle est d’une race très exotique, tatare, et elle m’a donné un très joli petit poulain. Je répète : vous êtes un poète, mon cher Gérard !
Et puis, c’est le tour des textes classiques, Angel Cabrera et les chevaux d’Amériques, Tschiffely dans ses exploits et son Don Roberto longtemps inédit en français, Adnam Azam et son tour du monde à cheval. Les cultures équestres à travers le monde. Quels autres récits dans vos cartons ?
Oui, c’est vrai, j’ai contribué à rendre à nouveau disponibles beaucoup de « classiques » devenus introuvables. Il y a les classiques que vous évoquez : les récits des voyages extraordinaires de Tschiffely et de Ana Beker, que j’ai fait éditer chez Belin ; la biographie de Don Roberto, le manuel de Angel Cabrera, que j’ai publiés dans ma collection cheval-chevaux, aux éditions du Rocher. Il y a aussi les innombrables textes importants (et parfois inédits) dans ma collection caracole, chez Favre : le plus ancien traité d’équitation du monde, de Kikkuli, écrit voici trente-cinq siècles ; le texte de Buffon, fameux mais introuvable ; le chef-d’œuvre de Kleist. Et, tout récemment, deux inédits importants : l’un du général Decarpentry, l’autre de Beudant. Comme l’a dit quelqu’un : ces deux exhumations sont aussi importantes pour le monde équestre que serait pour le monde musical la publication d’un inédit de Mozart et un autre de Chopin – sauf que cela n’a pas eu tout à fait le même effet sur le grand public ! Laissez-moi me vanter encore d’avoir réédité l’introuvable Kholstomier de Léon Tolstoï, d’avoir « révélé » en France des artistes de toute première importance, comme le russe Svertchkov, ou l’italien Castiglione (collection Grande Écurie de Versailles, chez Favre), etc. Dans mes cartons, j’ai encore quelques heureuses surprises…
Pardon ! J’oubliais le splendide « Chevaux » illustré par Yann Arthus-Bertrand, ou est-ce l’inverse ? Le texte sied aux images et réciproquement. Quels albums en partance ?
Merci de l’évoquer. J’ai beaucoup aimé travailler avec Yann Arthus-Bertrand, non seulement parce que c’est un grand créateur, mais aussi un homme admirable : courageux et généreux. J’ai aimé « mettre en scène » ses images, en proposer un classement original. Jusqu’ici, les livres sur les chevaux du monde adoptaient soit le classement alphabétique : a l’arabe, b le barbe, c le connemara, etc. ; ou bien A l’Autriche, B la Belgique, C le Canada ; soit des rangements encore plus arbitraires. J’ai tenté autre chose : organiser les photos autour de trois grands berceaux, trois grands foyers d’expansion du cheval : l’Eurasie, où est né Equus ; la Berberie, d’où sont partis les ancêtres des chevaux d’Espagne et d’Amérique ; l’Orient, enfin, « améliorateur » de l’Occident. Et puis, en annexe, une répartition entre « grands chevaux » (chevaux de trait, devenus chevaux lourds), entièrement « créés » par l’homme, et aujourd’hui monuments en péril – et « petits chevaux » ( bidets, poneys), qui ne sont rien moins que des chevaux moins soumis que les autres à la domestication et aux tripatouillages zootechniques : des chevaux, en quelque sorte, qui ont réussi. Réussi à échapper (partiellement) à l’homme.
Pour en terminer, si j’ose l’écrire, quel ouvrage de la littérature équestre est toujours à votre chevet ?
À mon chevet actuellement : des grands écrivains dont on a « oublié » qu’ils avaient admirablement écrit sur le cheval, comme l’Américain Sherwood Anderson, ou l’Italien Quarantotti-Gambini. Mais mon chevet, vous savez, ce sont surtout des manuscrits, des manuscrits, des manuscrits. C’est en lisant des tonnes de manuscrits qu’on découvre des trésors, comme ceux des écrivains Philippe Deblaise, Adeline Wirth, Christian Delâge, dont je suis fier d’avoir édité (collection cheval-chevaux) les premiers romans. Je suis fier aussi d’avoir été le premier éditeur de Jean-Claude Racinet, le premier éditeur de Dominique Giniaux, le premier éditeur de Bartabas. Je serai peut-être le premier éditeur de vos poèmes – si vous en écrivez ?
Merci de votre patience, à bientôt. Jean-Louis Gouraud et Gérard Barré, propos recueillis le 06 août 2005.

Ses livres les plus récents

Hippomanie par J-L. Gouraud
Livre: Hippomanie par Jean-Louis Gouraud
Médecins et vétérinaires sont du même avis : non, ce n'est pas une maladie grave, mais le problème est qu'on ne sait pas la soigner. L'hippomanie fait partie de ces quelques maladies rares, dites orphelines, qui, touchant peu de gens, ont été très peu étudiées. L'objet de ce livre est de combler cette lacune, et de faire le point sur l'état des connaissances en la matière. Nul n'était mieux placé pour réaliser ce travail salutaire que Jean-Louis Gouraud, qui en est atteint depuis sa plus tendre enfance. L'hippomanie, autrement dit l'amour du cheval, est une affection (c'est le cas de le dire) qui consiste principalement à rechercher en permanence et de façon quasi obsessionnelle, la compagnie des chevaux, à éprouver le besoin viscéral de les sentir, les toucher, les fréquenter. Dans sa forme la plus grave, elle amène celui qui en est atteint à voir des chevaux partout. Et même, lorsqu'il n'y en a pas, à en inventer, en rêver : le cheval est leur fantasme. Parfois, c'est vrai, le cheval rend fou. L'exemple le plus célèbre est celui de Nietzsche qui, en janvier 1889, alors qu'il se promenait tranquillement à Turin, assista à une scène somme toute assez banale : un cocher rossant son cheval pour le faire avancer. Nietzsche, alors, ne supporte pas le spectacle : il pète les plombs, se rue sur le cocher, l'invective, avant de sombrer dans une démence profonde. Il en perd la parole, et meurt peu après. La psychanalyse s'est penchée à diverses reprises sur le phénomène. Tous les freudiens connaissent le cas du petit Hans (4 ans et 9 mois) auquel la vue d'un cheval donnait l'irrésistible envie, c'est du moins ce que Freud insinue, de jouer à touche-pipi. Rassurons-nous, rien de tel chez Gouraud, dont la compulsivité hippomaniaque se manifeste tout autrement : par une boulimie de voyages, à la recherche des cultures et civilisations équestres ; par une frénésie de découvertes et d'études sur la présence du cheval dans la politique, les arts, la poésie, les religions ; par une production littéraire proliférante et multiforme, enfin. Non content de remplir en effet les bibliothèques de ses semblables, Jean-Louis Gouraud a également envahi la presse écrite, publiant ici ou là d'innombrables billets, chroniques, enquêtes ou reportages dont on trouvera ici le meilleur (et le pire). Ces propos cavaliers, ces récits hippiques, ces préfaces et postfaces, ces petits textes, Gouraud aime les désigner sous le nom de texticules, de cheval, évidemment. Freud, après tout, n'a peut-être pas toujours tort.
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L'ORIENT, enfer & paradis du cheval par J-L. Gouraud
Livre: L'Orient, enfer et paradis du cheval par Jean-Louis GouraudAvec ce quatrième (et dernier) volume, Jean-Louis Gouraud achève son tour du monde (du cheval).
Après nous avoir entraîné en Russie, en Afrique, en Asie Centrale, ce globe-trotteur impénitent nous fait découvrir ici les fastes et les misères de l'Orient.
Un Orient dont il dessine avec précision les contours: un Orient qui va de Marrakech à Delhi, de l'Atlantique au golfe du Bengale, de l'Atlas à l'Himalaya. Berbère, arabe, turc ou persan, cet Orient « compliqué » offre, certes, bien des contrastes, mais aussi une communauté très forte: outre l'islam, c'est la passion du cheval.
Un animal dont, c'est vrai, on use et on abuse. Un animal, à l'inverse, qu'on admire, qu'on maquille, qu'on respecte (jusqu'à l'enterrer), qu'on honore (jusqu'à le sacrifier). Un animal qu'on va même, parfois, jusqu'à diviniser. En tout cas, la plus belle créature du Dieu Unique et de tous les dieux d'Orient.
Éditions Belin (12 septembre 2007).
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Pour la gloire (du cheval) par Jean-Louis Gouraud
Livre: Pour la gloire (du cheval) par Jean-Louis Gouraud100 livres sur les chevaux en 20 ans : la vie d'un papivore hippolâtre. En (presque) un quart de siècle, Jean-Louis Gouraud a publié une bonne centaine de livres consacrés aux chevaux. Tantôt comme auteur, tantôt comme anthologiste, tantôt comme éditeur. À l'occasion du vingtième anniversaire de Caracole, première collection entièrement et exclusivement vouée au cheval, à l'équitation, à l'hippologie, qu'il a fondée en 1986, il a réuni ici ce que Raymond Queneau aurait appelé ses texticules (de cheval) : préfaces, articles, contributions diverses — pour composer une compil à la fois instructive et divertissante, ludique et savante, drôle et sérieuse, féroce et tendre. Comme son auteur qui, lorsqu'on lui demande pourquoi tant de livres sur le cheval, répond pour la gloire.
Né à Paris en 1943, journaliste (Le Figaro, Jeune Afrique), directeur de collection chez Favre Caracole puis au Rocher Cheval-Chevaux, écrivain (Belin, Cherche-Midi, Omnibus, Pauvert, Le Chêne) et grand voyageur, Jean-Louis Gouraud a consacré une grande partie de sa vie à se spécialiser sur l'art équestre sous toutes ses formes.
Éditions Favre (02 novembre 2006). Broché, 512 pages, 18x24x2,5 cm
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Serko par Jean-Louis Gouraud
Livre: Serko, réédition du vrai faux roman de Jean-Louis GouraudL’aventure commence en novembre 1889, aux confins asiatiques de l’empire russe, le long du fleuve Amour, qui sépare la Russie de la Mandchourie. Dimitri Pechkov, officier cosaque en garnison à Blagovestchesk, décide de partir à cheval pour tenter d’atteindre, sans changer de monture, la capitale de l’Empire, Saint-Pétersbourg, située 9 000 kilomètres plus loin… Afin d’offrir aux lecteurs davantage qu’une simple réimpression, ce roman sera accompagné (outre une introduction racontant l’histoire de l’Histoire) de deux autres romans d’aventures peuplés eux aussi de chevaux, et écrits eux aussi pour le cinéma. Riboy, qui inspira à Bartabas son film Chamane, et Ganesh, dont l’adaptation en série TV est en cours d’écriture.
Éditions du Rocher (23 mars 2006) Collection : Cheval Chevaux. Broché
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L'Asie centrale : Centre du monde (du cheval)J-L Gouraud
Livre: L'Asie centrale : Centre du monde (du cheval) Jean-Louis GouraudL’Asie Centrale mérite bien son nom. D’abord parce qu’elle se trouve, en effet, au centre de l’Asie. Mais aussi parce que les jeux des grandes puissances en ont fait, à plusieurs reprises, le centre du monde. Ce que montre ici Jean-Louis Gouraud, c’est que cette vaste région de steppes et de déserts, berceau du cheval de prjevalski et de l’akhal-téké, de Gengis Khan et de Tamerlan, peut également être considérée comme le centre du monde... du cheval.
Éditions Belin (15 octobre 2005). Broché, 208 pages, 1x17x24 cm.
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Histoires d'amour (et de chevaux) par Jean-Louis Gouraud
Livre: Histoires d'amour (et de chevaux) par Jean-Louis GouraudUne quarantaine d'écrivains, rassemblés par Jean-Louis Gouraud, racontent ici de belles histoires d'amour. Des histoires vraies (ou presque), auxquelles les chevaux sont intimement mêlés. Des histoires véridiques (ou imaginaires), dans lesquelles le cheval a joué le rôle d'intercesseur amoureux. Quarante manières, quarante styles, quarante façons d'aboutir à la même conclusion : là où il y a des chevaux, il y a de l'amour.
Éditions du Rocher Col. Cheval Chevaux Broché, 445 pages, 16x4x24 cm
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Don Roberto par Aimé-Félix Tschiffely
Livre: Don Roberto par Aimé-Félix TschiffelyLa vie extraordinaire de Don Roberto racontée par un autre grand aventurier, Aimé-Félix Tschiffely. "Il peut paraître surprenant qu'un homme, dont la vie fut aussi passionnante et riche d'aventures extraordinaires que celles d'un héros de roman ou de film, un homme qui, [...] descendant des rois d'Ecosse, fut gaucho, marin, éleveur de chevaux, conducteur de bétail du Texas au sud de la pampa argentine, maître d'escrime au Mexique, membre de la Chambre des Communes, chercheur d'or en Espagne, prisonnier d'un caïd de l'Atlas [...], demeurant dans toutes ses activités un grand seigneur,…
Par Aimé Félix Tschiffely, traduction Bernardine Cheviron. Éditions du Rocher. Collection : CHEVAL CHEVAUX dirrigée par Jean-Louis Gouraud, 359 pages, 16x4x24 cm.
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Livre: Femmes de cheval par Jean-Louis GouraudDix mille ans de relations amoureuses. Entre la femme et le cheval, c'est une très belle, très longue et très ancienne histoire d'amour. Sur une fresque préhistorique, déjà, on les voit juxtaposés : depuis l'aube des temps, les artistes ont associé ces deux êtres chevelus et fessus (dixit Michel Tournier), entre lesquels ils ont trouvé, outre une indiscutable ressemblance physique, une inépuisable matière à fantasmer
Édition Favre Broché, 348 pages, 24x3x24 cm
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C'est pas con, un cheval, c'est pas con ! Jean-Louis Gouraud
Livre: C'est pas con, un cheval, c'est pas con ! par Jean-Louis GouraudPour Jean-Louis Gouraud la passion du cheval n'est pas un amour platonique. Auteur d'innombrables articles, romans, scénarios, spectacles et anthologies à la gloire des chevaux, il a fait aussi ses preuves en selle (Paris-Moscou en 75 jours), suscité la création de l'Organisation Mondiale du Cheval Barbe, contribué à faire connaître, en France, la race Akhal-Teke, entrepris la restauration du cimetière équin de Tsarskoïe Selo (Russie)... Il milite aujourd'hui pour la création d'une Maison du Cheval à Paris, pour l'édification d'un Monument aux Chevaux Morts, et deux ou trois autres causes dont on trouvera trace dans ce recueil de textes souvent insolites et toujours insolents, souvent inédits et toujours inattendus, souvent drôles et toujours tendres. Pour Jean-Louis Gouraud, l'amour du cheval n'est pas un plaisir solitaire. C'est un bonheur qu'il partage, avec ses montures, bien sûr, mais aussi avec quelques piétons célèbres ou inconnus : des peintres, des musiciens, des poètes. Les uns très recommandables, comme Victor Hugo ou Max Jacob, d'autres beaucoup moins comme Céline, auquel il a pourtant emprunté le titre de cet ouvrage. D'autres enfin carrément infréquentables.... En mêlant leurs œuvres aux siennes, il a composé le présent ouvrage. Avec ces artistes, ces écrivains, il a constitué une écurie merveilleuse, une sorte de caverne d'Ali Dada, dans laquelle chacun pourra trouver son bonheur.
Éditions du Rocher (novembre 6, 2003), Collection : Cheval Chevaux. Broché, 300 pages, 14x2x23 cm.
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